5 James Blake - Montreux, Jazz Festival, 5.07.11
Attendu comme le Messie électronique, l'Anglais est à la hauteur de son premier album. En trio, James Blake revisite ses meilleurs titres et se replongent même dans ses premiers EP. Sans en faire trop, évitant la démonstration de prouesse, le concert décolle à son rythme, entre boucles hypnotiques, mélopées poignantes et brusques changements de tempi. C'est maîtrisé et magique à la fois.
4 Honey For Petzi - Pully, For Noise, 20.08.11
Quelque chose a changé chez Honey For Petzi. Meilleur groupe suisse sur scène, le trio lausannois a encore gagné en ampleur. Jusqu'à toucher à la perfection pour son concert au For Noise festival. Deux premiers tiers de set bondissants et colorés, à l'image du récent General Thoughts And Tastes, puis un dernier tiers plus fidèle au math-rock des débuts, tranchant et jouissif. On regrettera juste peut-être cette bipartition un poil protestante. Mais c'est bien pour mettre un bémol à ces louanges...
3 Earth - Lausanne, Impetus, 24.04.11
Pas besoin de puissance quand on a le touché. Evitant les lourdeurs, Dylan Carlson et ses musiciennes reproduisent à merveille le drone-doom décharné devenu la marque de fabrique d'Earth et lui insuffle un magnétisme supplémentaire encore. Un effet magnifié encore par le décor du Bourg - entre intimité et claustrophobie - jusqu'à rendre ce concert unique d'intensité.
2 Diabologum - Vendome, Rockomotives, 29.10.11
Une reformation inespérée. Pardon, une réunion. Michel Cloup et Arnaud Michniak relancent Diabologum - formation période #3 - pour un concert unique. Et même si la setlist est (presque) sans surprise, les morceaux du groupe toulousain n'ont pas vieilli, modèle de rock barré, tel un chaînon manquant entre Sonic Youth et Noir Désir. L'énergie se dispute à l'émotion, avant que cette dernière l'emporte sur un ultime rappel, où Françoise Lebrun rejoint Diabologum pour La maman et la putain.
1 The National - Nyon, Paléo, 19.07.11
On le savait depuis l'insurpassable Boxer, puis l'impeccable High Violet: The National avait le bagage pour devenir un groupe de stade. Las, jusqu'ici un Matt Berninger trop imbibé et une certaine nonchalance générale laissaient la gloire à d'autre. Et cette année, quelque chose a changé. Brillants, épiques, puissants, les Américains assument enfin leur statut et conquièrent les foules, jusqu'au Châpiteau nyonnais.


























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