5 Tindersticks - The Something Rain (Constellation/City Slang/TBA)
Quatre ans après son retour, le groupe de Stuart Staples signe l'un de ses plus beaux disques, fort d'un songwriting retrouvé. Du minimalisme hanté de Show Me Everything aux échos glaçants de Frozen, en passant par l'humour pince sans rire de Chocolate ou l'étiré Come Inside, Tindersticks concilie mieux que jamais la noirceur pop de ses débuts et les tentations soul qui ont suivi.
4 Swans - The Seer (Young God)
A en croire Michael Gira, cet album est l'aboutissement de ses Swans. Peut-être bien. Ce qui est sûr, c'est qu'il est sans doute la chose la plus suffocante écoutée depuis des années, grâce à des merveilles noires comme Lunacy ou Avatar. Et si Gira explore les limites du bruitisme lyrique (The Seer, A Piece Of Sky, The Apostate), il est aussi capable de merveilles de songwriting, à l'image du magnifique Song For A Warrior.
3 Leonard Cohen - Old Ideas (Columbia/Sony)
"I love to speak with Leonard / He's a sportman and a shepperd / He's a lazy bastard / Living in a suit" De ces vers introductifs naît le plus beau disque de Leonard Cohen depuis trois décennies au moins. Un disque de crooner vieillissant qui accepte son âge et renonce à se réinventer pour explorer ses différentes facettes, du songwriter dépouillé des débuts au crooner plus kitsch des 80's.
2 Scott Walker - Bish Bosch (4AD/Musikvertrieb)
De 'See You Don't Bump His Head, beat façon marteau-piqueur et lézardes de guitares, à l'oraison finale 'Conducator' Die (An Xmas Song), la mort de Ceaucescu en oratorio conclut par Jingle Bells, Scott Walker signe une nouvelle oeuvre monstrueuse, qui ne ressemble à rien ou presque. Une oeuvre qui n'a pas peur de faire mal. Ni d'en faire trop. Entre le grotesque et le génie.
1 BEAK> - >> (Invada/Irascible)
Quand Geoff Barrow veut écouter un bon disque de hip-hop, il crée Quakers. Et quand il veut écouter un bon disque de krautrock, il crée BEAK>. Mais un krautrock amélioré. Qui convolerait avec la cold-wave. Une jam sombre et hypnotique, où CAN et Neu joueraient à la cuisine, tandis que Ian Curtis chanterait à la cave. Jusqu'à dépoussiérer un certain pre ou post-punk. Et lui insuffler une énergie qui l'éloigne du musée.





























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