De Montréal à Toronto, la scène canadienne ne finit pas de séduire et étonner depuis quelques années. Après la galaxie post-rock révélée par le label Constellation, c'est la pop sous toutes ses formes que se sont attribués les groupes du pays à la feuille d'érable, de Broken Social Scene à Arcade Fire, en passant par Buck 65, Feist ou encore Wolf Parade.
Pas étonnant donc de découvrir un nouveau prodige canadien au Midem. Sorti sur le tout jeune label Secret City Records, son second album s'est déjà écoulé à 22'000 exemplaires dans son pays et pourrait bien vite dépasser les frontières canadiennes.
Car Patrick Watson comme ses compatriotes s'amuse à distordre l'écriture pop, pour des alchimies inattendues et détonnantes. Une formule magnifiée encore sur scène, grâce notamment à un groupe dont la complicité apparaît comme éclatante. On mélange les genres, on varie les tempos, mais surtout on s'amuse, avec un plaisir largement communicatif. Quant à Watson, il est tour à tour rieur et mélancolique, parfaitement à l'aise dans son costume de nouvel espoir de la scène de Montréal.
En attendant que l'Europe s'amourache à son tour de ce songwriter pince-sans-rire, précipitez-vous sur le site du bonhomme pour découvrir quelques extraits de son univers. En amuse-bouche, Giver est un parfait exemple de cet pop inventive et rafraîchissante.































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