Divers

22/04/2009

Sans commentaire (ou presque)

Fairepart Vu sur le site du Paléo Festival 200'000 billets vendus en 2h30, un nouveau record. Jusqu'à créer des files d'attentes virtuelles. Et un faire part plus malin que tout ce qu'on lira dans la presse demain.

21/04/2009

James Graham Ballard (1930-2009)

JGBALLARD

Et moi qui pensais être original! Au moment où j'apprenais la mort de l'écrivain JG Ballard hier, résonnait dans ma tête l'ouverture tribale et industrielle d'Atrocity Exhibition de Joy Division. Une chanson qui m'amena tout naturellement, au sortir de l'adolescence, à me pencher sur l'auteur anglais, débutant par ce work-in-progress labyrinthique, avant de passer à Crash. Des souvenirs qui m'ont amené à imaginer une playlist consacrée à (ou inspirée par) Ballard... et de découvrir que de nombreux confrères anglo-saxons avaient eu la même idée que moi.

Est-ce à dire que Ballard était un écrivain rock? Peut-être. Mais pas plus que Burroughs, Bukowski ou, plus près de nous, Bret Easton Elis (ascendance Huey Lewis & The News, certes) ou Nick Hornby (version nerd). Disons plutôt que Ballard était un écrivain pop, digérant dans ses écrits les symboles même de la pop culture, de la voiture (Crash) au supermarché (Que notre règne arrive), l'une devenant instrument sexuel, l'autre foyer d'un ordre nouveau, fascisant et meurtrier. Ajoutez-y une vision anticipatrice s'emparant des déviances les plus fascinantes du temps (asiles, terrorisme, nouveaux régimes totalitaitres, technologies déglinguées) et vous obtenez un terreau idéal pour l'imaginaire pop-rock.

Même si Crash reste l'oeuvre la plus "citée" du romancier britannique (comme dans Airbag de Radiohead ou Always Crashing In The Same Car de David Bowie), sa pensée et les méandres de sa bibliographie hantent - et hanteront durablement - la musique. Du Video Killed The Radio Star des Buggles (inspiré par la nouvelle The Sound Sweep) au Myths of the Near Future des Klaxons (titre d'un recueil de textes de Ballard), l'oeuvre de Ballard traverse le rock des trois dernières décennies, entre noms de groupes (les récents Empire of the Sun), images obsédantes (l'avion crashé du Sci-fi Lullabies de Suede) ou citations multiples (notamment sur le site de Radiohead peu avant la sortie d'In Rainbows, Thom Yorke citant des passages de Que notre règne arrive).

Trois chansons parmi des dizaines d'autres, pour rendre un hommage rock à l'un des écrivains marquants de la seconde partie du XXème siècle, par son parcours (de la science-fiction à l'anticipation plus ancrée dans le réel) comme par la perspicacité de son analyse.


Ce post est le 777ème de ce blog. Peut-être que JG Ballard aurait apprécié.

16/03/2009

Alain Bashung par Arman Méliès

AM AB Au moment d'écrire sur la mort d'Alain Bashung, je me suis tourné vers certains musiciens qui ont travaillé à ses côtés. Leurs souvenirs et leurs mots esquissaient un portrait plein de relief du personnage, passeur et libérateur pour nombre de musiciens.

Parmi ces quelques discussions, les paroles d'Arman Méliès m'ont permis de mieux cerner le personnage Bashung, interprète-architecte discret et respectueux, s'emparant de textes et de musiques jusqu'à se les approprier. Sans oublier de mettre en lumière ceux qui se sont mis à son service. Récit d'une collaboration et d'une rencontre, gravée à jamais sur "Bleu pétrole".

"Mon premier contact avec Alain Bashung remonte à 2005. Il avait reçu une carte blanche de la Cité de la musique et m'a proposé de jouer lors d'une des cinq soirées qu'il programmait. C'était quelques mois après la sortie de mon premier album, Néons blancs & Asphaltine, publié en catimini. Mais lui l'avait déniché et apprécié. J'ai été honoré de participer à ces concerts, où l'on retrouvait également des gens comme Bonnie 'Prince' Billy, Cat Power ou Dominique A. Cependant, je n'avais pas envie de capitaliser sur cette rencontre pour essayer d'en tirer quelque chose. Je n'ai donc pas cherché à garder le contact avec lui.

Deux ans plus tard, il est revenu vers moi, peu après la sortie de mon deuxième album, Les tortures volontaires. Il venait de travailler à Bruxelles avec différents musiciens, mais n'était pas satisfait du résultat. Il voulait donc tout reprendre à zéro et m'a proposé de composer pour lui. Je suis allé chez lui et il m'a fait écouter des maquettes. Une quarantaine d'ébauches faites de quelques accords de guitare et de mélodies chantées en yahourt. C'étaient des idées de départ et j'étais libre d'en faire ce que je voulais. J'ai donc commencé à bosser dans mon coin, principalement sur les musiques.

Je me suis très vite fixé une sorte d'accord tacite: je propose, Alain dispose. Mais de toute façon, c'était tellement excitant de travailler avec lui qu'il n'était pas question d'être frustré si mes propositions n'étaient pas retenues au final. De la même manière, j'ai décidé de composer comme je l'aurais fait pour moi. Car s'il venait vers moi, cétait sans doute qu'il aimait mon travail. En résumé, j'ai travaillé comme d'habitude. Juste un peu plus vite, tant j'étais excité.

Par rapport aux ébauches qu'il m'avait données, j'ai gardé très peu de choses. Je prenais un petit bout de mélodies ou un petit bout de rythmes et essayais d'en jouer comme d'une contrainte initiale, de créer autour. Et comme je savais qu'il aimait piocher dans les différentes choses qu'on lui proposait, j'ai opté pour des compositions peu élaborées. Mais les arrangements se sont imposés très naturellement autour de l'armature des morceaux. Ce qui l'a un peu surpris dans un premier temps et m'a fait me demandé si je n'avais pas été trop loin. Mais rapidement il m'a rappelé et m'a demandé de continuer à composer, car ce qu'il avait écouté lui parlait. Ce qui m'a poussé à poursuivre mon travail sur les musiques plutôt que de m'attaquer aux textes.

C'est là que son rôle de grand architecte a pris toute son importance. A chacune de nos rencontres, il me faisait découvrir de nouveaux textes et des mélodies qu'il avait posé sur mes musiques. C'était magique. Cependant, il allait moins loin que sur L'imprudence dans le malaxage des matériaux musicaux. C'était son choix. Ainsi, sur les deux musiques qu'il a conservées au final - Tant de nuits et Venus - il n'a quasiment rien changé. Il a simplement fait réenregistrer certaines parties et transformé légèrement quelques arrangements. Mais il a aussi gardé quelques pistes inattendues, telle une ligne écrite pour un violon, mais que j'avais enregistré sur un vieux synthé, faute de mieux sous la main.

Cette collaboration restera pour moi comme un régal artistique et humain. Musicalement, dès le début, Alain avait une vision d'ensemble de ce qu'il voulait atteindre, une idée relativement précise de là où il voulait aller. Mais nous ne la voyions pas vraiment. Nous naviguions à vue, chacun de notre côté, et c'était à lui de donner la cohérence aux diverses sources réunies. Humainement, je reste fasciné par sa gentillesse et sa simplicité. Aller le voir était à chaque fois un plaisir. Même si je ne lui amenais que deux musiques, nous restions des heures à discuter ou à écouter des disques. Et même si jusqu'au bout je ne savais pas ce qu'il allait conserver de mon travail, j'avais l'impression de vivre quelque chose d'important.

C'est le genre de rencontres qui m'a libéré. On a parfois besoin d'une sorte de reconnaissance afin de pouvoir s'émanciper. C'est ce qu'il m'a offert. Surtout, il avait ce don de nous faire faire des choses dont on ne se soupçonnait pas capables. Car lui se permettait des choses qu'on n'aurait pas osé faire. Parfois, je me sentais comme un vieux con face à lui lorsque nous discutions. Moi qui essayais de bâtir mon univers, je me trouvais soudain réac' face à sa volonté de toujours aller de l'avant, dans les sons comme dans les textes, tout en conservant l'idée de chanson, qu'on puisse comprendre et qui puisse toucher.

C'était un parrain, une figure tutélaire. Tant pour son statut de passeur que pour son approche de la chanson, jamais sous cloche, ni trop académique. Sans doute qu'une partie de la scène musicale actuelle et de celle à venir le considéreront de la même manière. Quant au public, je trouve la réaction en France ces jours très curieuse. On a l'impression qu'il se passe quelque chose. Tout le monde avait une relation à sa musique, à sa personnalité très digne, sur la réserve. Comme si tout le monde avait quelque chose en lui de Bashung..."

14/03/2009

Alain Bashung (1947-2009)

ABFM

Depuis une année, il portait la mort avec lui. Dans les mots des autres, prompts à repérer les sourcils absents, les cheveux tombés, comme dans les honneurs du crépuscule, lors de Victoires de la musique aux airs de couronne mortuaire. Tous étaient avides de prononcer leur oraison personnelle pour Bashung. Mais aucun n'avait son talent.

Sur scène ces derniers mois, Alain Bashung a porté la mort. Et tant d'autres émotions avec. Le magnétisme noir qui s'échappait de ses concerts sentait le crépuscule. Mais la manière était là, l'en éloignait, comme seul l'artiste en est capable. Malgré le mal, malgré les regards, il offrait à son public un récital d'exception et non une tournée d'adieu.

Sur un écran plat dans les coulisses du Paléo festival, je contemplais sa prestation un soir de juillet dernier. Ceux qui m'entouraient partageaient cette impression d'un temps suspendu, riche et lourd à la fois. La mort rôdait, mais Bashung la transcendait. A tel point que nous avions fini par nous en retourner, plus tôt que prévu. Si nous ne pouvions accéder au Chapiteau bondé, mieux valait ne rien voir d'autre, tant l'écran peinait à rendre le relief de l'émotion, condamnait à la frustration éternelle.

Aujourd'hui, il s'est éteint. Et ça n'est pas une suprise, non. Mais ça ne change rien au moment d'apprendre la nouvelle. Il laissera le souvenir d'une trajectoire rare, carrière née dans sous les projecteurs des sixties, magnifiée par les néons grésillants des décennies suivantes, lumière tordue avec une audace que peu ont su conserver si longtemps, avant de s'apaiser sans prévenir.

Bleu pétrole restera l'ultime chapitre d'une discographie d'exception. Une dernière histoire, moins osée que d'autres, moins tranchante aussi. Un disque de chansons, faussement apaisé, faussement lumineux. A le réécouter ce soir, il dégage une grisaille nouvelle. La voix fissure l'oreille, avec retenue. Les instrumentations semblent plus nues, plus rêches. Le "Je t'ai manqué" initial n'aura plus jamais le même sens. Comme la reprise de "Il voyage en solitaire" en fin de course.

05/02/2009

Lux Interior (1946 - 2009)

L'année 2009 promet donc d'être merdique pour le rock. Après le décès de Ron Asheton des Stooges et l'album de Glasvegas, on apprend aujourd'hui la mort de Lux Interior, frontman des mythiques Cramps, victime de problèmes cardiaques fatals à l'âge tout de même canonique de 62 ans.

Le garage-rock comme le "horror-rock" sont orphelins. Ou pas. Les héritiers de Lux Interior sont ainsi légion, conférant à l'Américain cet étrange statut de chaînon manquant entre Iggy Pop et John Spencer.

Reste surtout un style original, mélangeant électricité vénéneuse, groove malsain et imagerie à l'horreur kitsch. Et des chansons toujours aussi fulgurantes, à l'image de ce Human Fly, capté ici au CBGB.

16/01/2009

Song at a funeral

FS1

Songs to listen to When you're dead. Une idée réccurente, ressuscitée par Get Physical.

Pour bien commencer l'année, le label Get Physical dépoussière une question que je ne m'étais plus posée depuis l'adolescence: quelle chanson pour son enterrement? Interrogeant une brochette d'électroniciens d'hier comme d'aujourd'hui (certains sont plus proches de la mort que d'autres), Final Song #01 propose 13 chansons en guise de point final. DJ Hell partirait ainsi sur Golden Brown de The Stanglers, David Holmes tirerait sa révérence sur l'ironique 'til I Die des Beach Boys, tandis que Laurent Garnier collerait aux rituels de la messe d'adieu avec le Sit Down Stand Up de Radiohead.

A sa manière, cette compilation pose la question de savoir s'il faut choisir un titre sérieux, surlignant en quelque sorte la tristesse de la situation, ou plutôt opter pour le contre-pied (tel Kevin Saunderson qui rêve de Supernature de Cerrone). En une formule, vaut-il mieux partir sur Ceremony de New Order ou Le petit bonhomme en mousse de Patrick Sébastien? Ou jouer l'entre-deux avec un bon vieux Death Is Not The End du Père Dylan. Ou encore, ne faudrait-il pas en profiter pour imposer un morceau monstre à l'auditoire, à défaut d'un Metal Machine Music en intégralité? A moins qu'on ne préfère le silence ou, pourquoi pas, le 4'33'' de John Cage, histoire de mettre à l'épreuve le respect de l'assemblée...

Il y a une dizaine d'année, j'avais mes réponses à cette question. Jism de Tindersticks, Waltz#2 d'Elliott Smith ou encore Famous Blue Raincoat de Leonard Cohen, pour partir sur l'une de mes chansons préférées. Aujourd'hui, la question me passionne nettement moins. Je ne pense finalement pas beaucoup à la mort.

06/01/2009

Ron Asheton (1948-2009)

RA

La dernière fois qu'on le vit sur une scène, il avait, comme son frère Scott, des airs de retraité ressurgi de Miami. Nonchalant, un brin pataud même, il bougeait à peine, bien moins que l'iguane. Bien moins que Mike Watt même, signe de la génération qui les séparait. Une apparence pas très rock'n'roll, à laquelle s'ajoutait la portée cyniquement lucrative de la reformation de son groupe, enchaînant les sets carrés et putassiers à la manière des pires dinosaures du genre.

Malgré ce portrait vitriolé, certaines valeurs n'avaient pas changé. Ainsi, ses grosses lunettes le rattachaient à des seventies où le verre se portait fumé. Surtout, même plaqués sans grande conviction, ses riffs conservaient leur impact unique, aussi tranchants que cradingues. A la manière de cet increvable I Wanna Be Your Dog, joué deux fois certains soirs, tel l'hymne rock'n'roll qu'il était devenu. Sans surprise, on se dit que c'est ce riff qui restera de Ron Asheton, emporté par une crise cardiaque à 60 ans.

20/11/2008

Justice unplugged

JusticeUnplugged Cherchez l'erreur Quelque chose cloche sur cette photo prise lors d'un DJ set de Justice à Manchester. A vous de trouver avant de lire le texte.

"Shit happens". C'est ainsi que Gaspard Augé commence sa réponse au blog d'URB Magazine, revenant sur une photo qui commence à faire le tour du net. A quelques jours de la sortie d'un DVD live du duo français Justice, ce cliché pris - semble-t-il - à Manchester interroge sur les prestations scéniques du duo. En cause, la console débranchée. En plein milieu d'un set, ça la fout mal.

Et même si le moustachu du couple explique qu'il s'agit d'un bug technique et qu'il a rebranché sa console dès qu'il s'en est rendu compte, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur les performances live de Justice. Durant leur set au Paléo Festival, j'ironisais en me demandant quelle gueule aurait leur show si on tirait la prise. Bye bye les croix hypnotiques, le beats maousses et autres bourdonnements synthétiques. Les chanceux qui assistait à ce concert l'ont vécu en direct: Justice unplugged. Ils ont bien dû rigoler sur le coup. Et se rappeler que le genre reste réservé aux groupes de rock ou, du moins, à ceux pratiquant l'exercice live avec un brin de dextérité.

(Merci à l'ami Fauve qui m'a fait parvenir cette sympathique photo)

16/10/2008

Brian Eno invente l'ambient pour tous

Bloom L'ambient pour les nuls, par Brian Eno. Ou comment transformer un téléphone en synthétiseur futuriste.

A quel point Brian Eno s'est-il ennuyé en studio avec Coldplay? Au point d'inventer un programme capable de le remplacer. Oui, j'exagère. Mais je ne peux m'empêcher de lier Viva la vida et Bloom, programme récemment apparu sur iPhone, né du travail du producteur anglais, père de l'ambient, épaulé par le musicien Peter Chilvers.

Qu'est-ce que Bloom, me direz-vous? Une sorte d'ambient pour les nuls. Ou encore un instrument de musique pour les pauvres (enfin, les pauvres qui possèdent un iPhone). Vendu un peu moins de 5 francs, l'application propose de façonner ses propres nappes musicales, par la simple pression de ses doigts sur l'écran de son téléphone. Des bulles de couleurs apparaissent à chaque impact tactile, puis reviennent à cadence régulière, épousant un doux decrescendo selon le mode choisi. Intuitif et aléatoire - une fonction permet en effet de laisser les boucles créées se regénérer selon un mode shuffle - le programme (l'instrument?) permet à tout un chacun de créer ses musiques pour aéroport (ou pour bureau, salon, chambre à coucher, toilettes, selon l'endroit où vous vous ennuyez et cherchez à tuer le temps).

Lointain cousin du Tenori-On, Bloom reste trop proche des sonorités new-age pour totalement convaincre. Mais peut-être est-ce dû à mon statut de débutant dans le genre ambient. Néanmoins, il démontre la capacité de Brian Eno d'être en phase avec son époque. Car plus qu'une adaptation mercantile à un marché en pleine expansion (celui des applications pour iPhone), Bloom participe d'un mouvement qui devrait croître avec le temps: le détournement des objets de loisirs. Comme The Notwist qui bidouille des manettes de Wii sur scène, Eno transforme un téléphone bourré de gadgets en instrument de musique, préfigurant le sort que les mômes d'aujourd'hui réservent à leurs jouets pour demain. A l'heure des Rock Band et autre Guitar Hero, je ne serai pas étonné que le futur des musiques électroniques passe par des guitares en plastique.

02/09/2008

Sonic Youth retrouve l'indépendance

Syi La jeunesse sonique se réveille Et tourne le dos à Geffen, bien décidée à se replonger dans le monde des labels indépendants.

Les lecteurs les plus fidèles s'en souviennent peut-être: il y a un peu moins de deux ans, j'interviewais Sonic Youth à Bruxelles, à l'occasion de la tournée Rather Ripped. Curieux de connaître l'avis du groupe sur son avenir après avoir enchaîné les publications en une année (un album, une compilation et deux rééditions), j'avais demandé à Steve Shelley si Sonic Youth envisageait de rempiler chez Geffen ou s'il songeait à prendre une autre voie. La réponse restait évasive, mais jouait la carte de l'honnêteté pour des musiciens encore dans l'expectative dans un monde discographique en constante mutation:

"Malgré la fin du contrat avec Geffen, il n'est pas non plus impossible que l'on rempile. Dit comme ça, cela peut paraître étrange. Mais les choses changent tellement vite dans l'industrie du disque actuellement, qu'on ne sait pas vraiment où elles en seront au moment de sortir un nouvel album. De plus, il y a encore des projets de rééditions de notre back-catalogue. Les discussions restent donc tout à fait ouvertes avec Geffen."

Vingt-et-un mois plus tard, il semble que le quatuor new-yorkais se soit décidé. Du moins si l'on en croit de nombreux articles tombés sur le net ces derniers jours. Bye bye Geffen, Sonic Youth reviendra ce printemps sur un label indépendant. Mieux, à en croire une interview de Thurston Moore dans le journal norvégien Dagsavisen le groupe aurait jeté son dévolu sur Domino, décidément fortiche en mercato ces dernières années (Robert Wyatt, Animal Collective). Une information infirmée par le label depuis. Reste qu'au jeu des pronostics, Domino semble favori, aux côtés de Matador. Etrangement, personne ne parle de XL, pourtant devenu la voie royale pour les artistes fatigués des majors, tels Beck ou Radiohead. La réponse ne devrait toutefois pas tarder à tomber, puisqu'un nouvel album de Sonic Youth semble promis pour le printemps 2009, intitulé The Eternal. En attendant, on s'offre une vidéo live d'un des meilleurs morceaux de Rather Ripped - à mon goût - Pink Steam.

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