Histoire de célébrer la sortie d'un nouveau - et énième - 7" de Will Oldham - un split hommage à Larry John Wilson enregistré avec The Black Swans - petit coup d'oeil dans le rétro avec la vidéo de I Gave You, dont me parlaient des amis l'autre soir. Un petit bijou lo-fi à l'image du chanteur: malin, épuré et un brin goguenard. A noter la simplicité du plan-séquence qui détonne pas mal à une époque où la durée moyenne d'un plan ne doit pas excéder la seconde (pour un vidéo-clip s'entend, au cinéma, on doit bien atteindre les 3 secondes...)
Tiens, j'ai loupé les Victoires de la musique cette année. Pourtant, aux débuts de ce blog, j'aimais bien y aller de mon petit commentaire sur le sujet, après comme avant. Mais là, je n'y ai même pas pensé. Heureusement, d'autres s'en chargent pour moi. En tête Les Inrockuptibles, décidément prêts à tout pour avoir des réactions sur leur site (note pour plus tard, mettre Hot Chip et Massive Attack dans mon top 3 de l'année en décembre, histoire de faire le plein de commentaires).
Reste à saisir l'occasion pour vous proposer cette vidéo dont j'ai souvent parlé ici, mais que je n'avais jamais pu vous montrer. Ou comment Dominique A change en direct les paroles de son Twenty-Two Bar histoire de fustiger une institution ronflante, au point que personne ne réagit. La qualité est ce qu'elle est, mais au moins cela fait une archive digne du meilleur de l'INA.
Une fois n'est pas coutume, transformons ce blog en écran de cinéma. Et découvrez - si ça n'est pas déjà fait - le très bon documentaire de Grant Gee consacré à Joy Division sortie en 2007, méchamment passé inaperçu lors de sa (maigre) sortie en salles en Suisse cette année (bravo tout de même aux valeureux Spoutnik à Genève et Zinéma à Lausanne).
La claque. J'étais assis religieusement devant ma télévision, ce soir de septembre 2000, et attendais. Radiohead devait jouer deux nouveaux titres sur le plateau de Nulle Part Ailleurs, quelques jours avant la sortie de Kid A, son nouvel album. Internet était encore balbutiant. Donc pas de leak. Et malgré quelques bootlegs de la tournée d'été - dans des arènes romaines - rien ne me préparait au choc à venir. Ni Optimistic, ni In Limbo, ni même Everything In Its Right Place.
Le groupe débute par Morning Bell, ballade qui ne dépayse guère. Et soudain, c'est la claque. Greenwood troque sa guitare contre une pelote de cables, Yorke quitte son piano pour s'accrocher au micro et l'ambiance vire electro, tendance déconstruction. Tel un farfadet épileptique, Yorke se trémousse, tremble, saute sur place, tout en psalmodiant, le flux langagier luttant contre les nappes et les beats qui se frictionnent.
Je me rappelle avoir décroché mon téléphone juste après - je n'avais pas de mobile à l'époque - et avoir appeler ma copine. Pendant une quinzaine de minutes nous avions échangé nos impressions sur ce moment étrange. Cette claque. Quelques jours plus tard, chez elle, un ami était venu manger et nous avions repris la discussion, en écoutant Kid A. L'album était bon, mais il faudrait encore quelques écoutes pour qu'il s'impose comme classique. Mais Idiotheque restait - et resterait - une claque. Sans doute avons-nous utilisé des mots comme "postmodernité" ou "electro-rock" ce jour-là. Sans doute a-t-on dit n'importe quoi aussi, trop excités par ce nouvel album, ce nouveau Radiohead. Sans doute.
Sans faire le vieux con, j'ai l'impression de ne pas en avoir vécu beaucoup des claques de ce genre par la suite. Trop habitué aux revirements, aux évolutions, aux groupes introduisant dans leur musique de nouveaux éléments. Trop habitué aussi à me jeter sur un disque dès le premier leak, le premier stream, le premier clip. Trop habitué surtout à lire blogs, chroniques et autres forums, à réagir on-line, à distance. A trop vouloir avoir un coup d'avance toujours ou l'ouvrir en premier, peut-être suis-je passé à côté d'autres moments de la sorte. Ou non, peut-être. Toujours est-il que cette séquence télévisuelle d'une dizaine de minutes, ce passage de Morning Bell à Idiotheque, reste dans ma mémoire, me procure toujours une vive émotion. D'un autre temps. La fin du XXe siècle. Ou le début des années 2000.
La jeunesse sonique est éternelle Trente ans au compteur et des rides en apparence uniquement. Sonic Youth reste Sonic Youth, comme le démontre "The Eternal". Quelques mots de Lee Ranaldo et un retour en vidéo sur une carrière exemplaire.
En cette fin de printemps, on vante et on célèbre Sonic Youth. Et on a raison. Dix-huitième album studio du groupe new-yorkais, The Eternal est un condensé de "jeunesse sonique", dans son son comme dans ses structures. Guitariste aux cheveux blancs mais aux doigts toujours verts, Lee Ranaldo en convient: "C'est sans doute notre album le plus direct depuis longtemps. Mais c'est également celui qui contient les passages les plus complexes et sophistiqués que nous ayons jamais enregistré."
S'il n'aime pas forcément le jeu des comparaisons rétrospectives, le musicien de 53 ans reconnaît toutefois que le groupe s'est abreuvé à sa propre histoire pour The Eternal. Plus précisément en se replongeant dans Daydream Nation à l'occasion d'une tournée initiée par le festival Dont Look Back. "Nous avons redécouvert ce que nous étions en 1988: un groupe en train de créer son style, connaissant ses premiers succès. Nous sommes fréquemment influencés par ce que nous écoutons. Et cette fois-ci, notre influence principale a été nous-mêmes, il y a 20 ans."
Un coup d'oeil dans le rétro qui ne doit pas occulter la suite à venir. Plus cohérent et assuré que jamais, Sonic Youth s'impose comme l'unique dinosaure estimable d'une histoire du rock faite de démissions, de soumissions ou de compromissions. Entre ses albums "officiels" et ses multiples projets parallèles, le groupe américain a su trouver une dynamique créatrice viable. Et son récent exil sur Matador laisse augurer de très belles choses pour l'avenir, "car aujourd'hui, s'il est devenu plus facile de sortir un disque et de le rendre disponible à ceux qui s'y intéressent, il est plus important que jamais de travailler avec des gens qui vous comprennent et s'intéressent à votre démarche."
Histoire de marquer le coup dans la longue liste des hommages rendus à un groupe loin d'avoir abdiqué, jouons ici la carte d'une sélection en son et images, toute subjective. Car la jeunesse sonique est décidément éternelle.
Making The Nature Scene - Pas forcément le titre le plus évident parmi les premiers jets - on peut lui préférer l'increvable "Brother James" ou le nouveau classique "She Is Not Alone" - mais sans doute le plus emblématique de ce que sera le groupe. Une rage froide, presque sourde, habitée par le chant cathartique et excité de Kim Gordon. Tout un programme d'entrée entre friction des guitares et fulgurance post-punk.
Express Way To Yr Skull - Un classique, un vrai, morceau majeur des concerts du groupe à travers le temps. Issu d'un album foutraque et aimable passionnément - "EVOL" - il introduit la longueur dans l'oeuvre du groupe, prolongeant l'énergie rock tout le long de structures en domino, ouvertes à l'expérimentation sans oublier l'évidence électrique.
Schizophrenia - Le mix idéal, déjà. Tout est là. Une rythmique pavlovienne, un riff de guitare accrocheur, un duo vocal insufflant deux univers au morceau. Multipliant les pistes musicales, "Schizophrenia" offre un réservoir à la richesse inépuisable pour tout groupe qui se cherche un parrainage de qualité. Et un album entier aux minimalistes qui opteraient pour la facilité.
Teen Age Riot - Poursuivant sur sa lancée, Sonic Youth fait mieux qu'affirmer son univers: il accouche de son album-monde. Ou de son album-monstre. "Daydream Nation", manifeste pour un autre rock, dans une décennie pourrie par Mtv et les bêtes de stade. Labyrinthique sans jamais oublier d'être limpide, cette électricité est revêche, ne se laisse domestiquer que pour mieux éclater, dans la distorsion comme dans les orfèvreries.
Dirty Boots - Le cirque rock'n'roll est en train de s'ouvrir. Et Sonic Youth frappe les premiers coups à sa porte. Oubliant un instant ses cathédrales soniques, le groupe ose le format dominant, couplet-refrain-pont-etc. Sans pour autant perdre son tranchant. La jeunesse sonique est en marche, son règne arrive.
Sugar Kane - Le dernier verrou à sauter. "Nevermind" et Nirvana imposent la scène indé sur l'autel de l'industrie. Sonic Youth rejoint les rangs de l'armée montée par David Geffen, yuppie s'emparant du paysage rock. Débordant de tubes patentés - "100%". "Youth Against Fascism", "Chapel Hill" - "Dirty" est l'autre grand brûlot rock d'une époque. Mais Sonic Youth n'oublie pas ses marottes pour autant, à l'image de ce "Sugar Kane" où les guitares dialoguent en toute liberté.
Bull In The Heather - Comme à bout de souffle, Sonic Youth se cherche, hésitant entre un retour aux sources, de nouvelles architectures ou la culture de son nouveau pré carré. Les albums s'en ressentent, ne survivant que par quelques traits de génie - des méandres de "The Diamond Sea" au souffle pop de "Bull In The Heather" - quand ils ne sombrent par totalement, à l'image de "NYC Ghost & Flowers".
Paper Cup Exit - Requinqué par son label (SYR) et l'arrivée du sorcier Jim O'Rourke (révélateur, entre autres, d'un Wilco nouveau), Sonic Youth reprend du poil de la bête. Et captive à nouveau avec "Sonic Nurse". Fort des meilleurs atouts du groupe, l'album comprend peut-être la plus belle chanson de Lee Ranaldo, bâtisseur discret d'un rock tortueux et mélodique à la fois. "Paper Cup Exit" et son refrain à tiroirs sonne comme l'aboutissement d'une obsession personnelle.
Pink Steam - Plus pop que jamais, "Rather Ripped" présente un Sonic Youth réconcilié avec son histoire et ses influences. D'une pop-song minute ("Incinerate") à un relent de Velvet ("Do You Believe In Rapture?"), le groupe trouve une fraîcheur nouvelle. Et touche au génie lorsqu'il revisite ses propres constructions, sur un "Pink Steam" aux airs de titre-étalon, l'introduction en toile d'arraignée, la voix éternellement adolescente de Thurston Moore ensuite.
Anti-Orgasm - Fer de lance du petit dernier "The Eternal", cette anti-orgasme est un classique pour fan dès la première écoute. Normal, il réunit tous les ingrédients qui font le charme de Sonic Youth: deux voix, des tressages de guitares, une distorsion lourde, une rythmique débridée, un pont en suspension. Si "The Eternal" est un bon disque, "Anti-Orgasm" est une grande chanson. Tout simplement.
Ceremony 1981 Danse macabre d'un groupe en deuil, cette chanson inaugure une nouvelle ère, pour ne pas dire un nouvel ordre.
Ils sont trois garçons, l'air maladroit sous les spotlights d'un plateau de télévision. Ils portent le deuil sur leurs épaules. Mais ils ont encore des gueules de jeunets. "Here are the young men, a weight on the soulder". C'est comme si Ian Curtis avait écrit pour eux les paroles de Decades. A défaut de décennies, c'en est une, une seule, qu'ils traverseront, changeant la face de la pop sans forcément s'en rendre compte. Comme Joy Division avait changé celle du rock.
Un critique dont le nom m'échappe a écrit un jour qu'avec le 7" Ceremony, New Order signait la meilleure première chanson de l'histoire du rock. Je pourrais bien chercher des exemples pour lui donner tort, j'aime finalement bien cette sentence. Un morceau qui symbolise un début et une fin à la fois. Hérité de Joy Division, Ceremony annonce quelque chose d'autre, conservant la martialité dansante d'une musique, mais la libérant de la profondeur froide d'une voix. Sur cette vidéo d'un premier passage télé, Bernard Sumner semble encore ne pas être sûr. Ne pas savoir quand démarrer, ni comment poser son chant.
La suite de l'histoire tient en un autre 7", une autre chanson. New Order est en studio à Londres, travaille sur son second album, suite à un Movement hanté encore par l'ombre de Joy Division. Entre deux prises, le groupe s'amuse à créer un instrumental qui lui servirait de morceau de rappel, remplaçant leur retour sur scène. La boîte à rythme donne la cadence, mais le synthé de Gillian Gilbert manque son entrée. La compagne du batteur Stephen Morris a rejoint le groupe avec son changement de nom et une simple erreur chamboule tout. Séduit par le décalage entendu, ses comparses construisent une chanson autour du squelette. Le résultat s'intitule Blue Monday et propulse la musique électronique dans un nouvel âge, New Order dans son propre univers. D'un corps amputé, les survivants de Joy Division deviennent une entité à part entière.
Suivra une décennie marquée par des albums et des 7" incontournables. De Power, Lies & Corruption à Technique,Temptation à True Faith, New Order impose un style que d'autres embrasseront à leur suite (The Cure, notamment). Surtout, jamais la mélancolie n'aura été aussi dansante. Les brasiers electro à venir en naîtront, de Happy Mondays biberonnés à l'Haçienda à des Chemical Brothers invitant Sumner a chanté chez eux, d'affreux Killers chippant leur nom au hasard d'un clip (Crystal) à des Hot Chip se demandant constamment comment New Order interpréterait leurs chansons.
Aujourd'hui, le groupe mancunien n'est plus qu'un fantôme, dévoré par des luttes intestines, aux dernières chansons indignes de sa jeunesse. Mais heureusement d'autres ont repris le flambeau. Et pour se remémorer cette décennie glorieuse, on en boudera pas son plaisir en découvrant les cinq superbes rééditions qui font suite à celles de Joy Division l'année dernière, aussi cohérentes dans leur contenu que dans leur habillement, designé une fois encore par Peter Saville.
Le Lavant du Pont Neuf A moins que ce ne soit le la pin des tunnels...
Pardon. Je reviens sur Justice. Mais c'est leur justification qui me fait marrer. "A chanson indiffusable, clip indiffusable". Comment peut-on parler de clip indiffusable à l'heure de YouTube? A une époque où même si les singles semblent utopiquement destinés aux radios, les clips sont conçus sans avoir Mtv dans la tête. Mais sans rêver de pilon pour autant.
Un joli discours de dupe, sans surprise. Et puisqu'on ne se résoudra pas à passer Stress ici, utilisons-le comme un nouveau prétexte pour parler d'autre chose. Après le Come To Daddy d'Aphex Twin, voici le Rabbit In Your Headlights de UNKLE. Un vrai clip indiffusable et longtemps indiffusé (y avait pas YouTube à l'époque). A la voix, vous reconnaîtrez Thom Yorke, de Radiohead. A l'image, c'est Denis Lavant que vous repérerez peut-être, pour un rôle qui évoque celui qu'il tenait dans Les amants du Pont Neuf de Leos Carax. Dans les premières scènes du moins, où Lavant apparaît en sans-abri errant, frottant sa tête contre le bitume de la route, jusqu'à ce qu'une voiture lui écrase la main.
Papy fait de la résistance The Cure annonce un single par mois de mai à septembre, histoire de faire monter la sauce pour son nouvel album.
Ces dernières semaines sur ce blog, vous aurez échappé aux annonces suivantes:
- Nine Inch Nails offre gratuitement son nouvel album en téléchargement - Coldplay offre gratuitement son nouveau single en téléchargement - Metallica songe à offrir gratuitement quelque chose en téléchargement (là on rit, mais c'est vrai)
Finalement, tout le monde trouve quelque chose à tirer du net, d'un album en pré-écoute sur Facebook ou Last.fm à un MP3 généreusement lâché dans la nature. C'est bien joli, mais le but de ces opérations reste le même: faire parler de soi et, avec un peu de chance ou de naïveté, vendre des disques ou des tickets de concerts. Et c'est là qu'arrive The Cure, histoire de prendre le contre-pied de tous ces convertis du grand barnum numérique. Le groupe de Robert Smith annonce en effet la sortie d'un single par mois, de mai à septembre, pour faire monter la température avant la publication de son treizième album (un extrait du premier single, The Only One, en écoute sur le site du groupe). Tous les 13 du mois - ben oui, on se refait pas - les fans pourront ainsi acquérir un petit bout de l'album. Mais attention, pas de MP3 ici, mais des disques, des vrais, avec faces A et B (histoire d'offrir un peu d'inédit aux patients acheteurs).
Un brin anachronique - voire rétrograde - l'opération éveille pourtant le souvenir d'un âge d'or de la pop, où les singles étaient attendus comme autant de petits messies. Des premiers 45 tours des Beatles aux singles de Noël des rigolos de la brit-pop (remember Whatever et ses cordes kitsch), le bon vieux 7" avait encore un présent et réservait même parfois de belles surprises. Champions du genre, The Smiths n'ont-ils pas pondu autant de pépites dans ce format que sur albums? Un rapide coup d'oeil à la discographie du groupe suffit à répondre par l'affirmative. Ask, Panic, Shakespeare's Sisters ou encore Heaven Know I'm Miserable Now sont autant de petites veuves et orphelines au sein d'une discographie limitée à quatre albums studios. Sans parler de How Soon Is Now? et Please, Please, Please Let Me Get What I Want, faces B du 12" William, It Was Really Nothing, avant de devenir des classiques, voir une face A et l'un des plus grands succès du groupe pour la première.
Avec cet exemple en tête, on se dit que The Cure nous réserve peut-être de jolies surprises. Et offre une plus belle réponse au monde moderne que Chris Martin ou Trent Reznor.
PS: A la vision de cette vidéo, on se demande si Morrissey n'est pas le véritable inventeur de la Tecktonik...
Fini les vacances La retraite à Miami, The Jicks et tout le reste. Comme Led Zep, Pavement pourrait reprendre du service pour une date unique.
La nouvelle est tombée il y a une dizaine de jours. Pavement pourrait se reformer, pour une date unique, à l'occasion des 20 ans du label Matador. Et ce 10 ans après la séparation du groupe. Chacun en pensera ce qu'il veut, mais on peut sourire du nombre de sites de news qui compare cette annonce à la reformation de Led Zeppelin (pour le trend, bien sûr). Comme si Pavement allait soudain se découvrir 20 millions de fans prêts à se battre pour un ticket.
Ceci dit, j'avoue que si j'était resté stoïque au moment du concert de Led Zep - contrairement à certains confères prêts à vendre père et mère pour voir le concert de loin, voir à la télé - celui de Pavement me ferait presque envie...
Arlequine coquine Fini l'electro-clash, retour à la mélancolie pour Alison Goldfrapp, avec une touche sexy. Youpi!
Bonne nouvelle de ce début d'année, Goldfrapp a abandonné ses fantasmes de Freak Parade techno pour revenir à ses premières amours. Seventh Tree n'a pas forcément la beauté de l'indépassable Felt Moutain, mais voit le duo anglais revenir vers des rivages folk mâtiné d'electronica. Alison Goldfrapp marque le coup en se coiffant d'un bicorne, hésitant entre l'Arlequin coquin et une libertine revenue de Barry Lyndon. C'est toujours mieux que de chevaucher des femmes nues à têtes de loup!
Pour ma part, ce retour en mieux - n'exagérons pas en parlant de grâce - m'a surtout donné envie de me replonger dans les travaux plus anciens encore de la belle Alison. Pumpkin bien sûr, sur le toujours très bon Maxinquaye de Tricky, mais également ce moins connu Revenge Of The Black Regent, tiré du très bon Avant Hard d'Add n to (x). Une sorte d'electro crasse et implosive, habitée par la voix presque gothique d'Alison Goldfrapp. Une chanson que j'avais découvert au retour d'une beuverie une nuit, en vidéo-clip égaré sur MTV. Depuis, je ne m'en suis jamais lassé.
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