Cousin éloigné du Congratulations de MGMT, ce dixième (!) album du groupe américain - et non montréalais - emprunte des chemins plus lo-fi. Mais s’offre tout de même un grand bain pop, aussi ambitieux que coloré.
Mélodique, ample et bondissant, False Priest passe d’un psychédélisme explosif à des bluettes plus synthétiques, sans se perdre en chemin. Porté par le chant borderline de Kevin Barnes, Of Montreal réussit l’un des albums pop les plus touffus et captivants de l’année, loin des chemins balisés.
False Priest.
Polyvinyl Records/Irascible.
Depuis son premier album, A Whisper And A Sigh, la musique du Lyonnais s'est habituée à prendre de la hauteur. Ce quatrième essai confirme la tendance, toujours plus aérien, plus constant également. Jusqu'à s'imposer comme le meilleur disque de Syd Matters.
Dès l'introductif Wolfmother, la tonalité est marquée. Alliant mélodie limpide très sixties et passages plus psychédéliques, cette chanson évoque les influences affichées de Syd Matters, héritier rêvé de Robert Wyatt et Syd Barrett. La suite de l'album parvient à conserver ce cap avec brio, pour un voyage où se mêlent choeurs joueurs, synthés désuets et guitares délicates.
Brotherocean.
Because Music/Disques Office.
Isobel Campbell & Mark Lanegan
En 2006, la première collaboration entre l’Ecossaise et l’Américain avait tout d’une union atypique. Quatre ans plus tard, Isobel Campbell et Mark Lanegan évoquent un vieux couple, faisant revivre l’héritage de Lee Hazlewood sur un troisième album de qualité, mais pas vraiment surprenant.
Reste un art maîtrisé de la ballade terreuse, inventant un Far West à la mélancolie douce, où mélodies pop et sonorités country s’entre-mêlent toujours plus profondément. A tel point qu’on ne sait plus des deux qui est la belle et qui est la bête.
Hawk.
V2/Universal.





























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