Big Trouble Entre nonchalence et arrogance, Evelinn Trouble refait parler d'elle. Et trouve un second souffle qu'on n'espérait plus.
Evelinn Trouble - Vanish
Une fois n'est pas coutume, pour débuter, on va faire dans le recyclage. Ou la version info pile. Au choix, vous pouvez donc relire les deux premiers paragraphe et demi de cette ancienne chronique, ou vous fier à ce bref télégramme: one hit wonder - stop - forte tête - stop - changement de label - stop - errances et hésitations.
Cette introduction boîteuse passée, voici donc le troisième album d'Evelinn Trouble: The Great Big Heavy. Dans le dossier de presse, la Zurichoise annonce qu'elle "se réinvente musicalement" et "se tourne vers de nouveaux horizons musicaux". Sans doute est-ce rassurant, quand on cultive comme elle l'art du contre-pied. Reste qu'on sera moins radical. Non, Evelinn Trouble ne se réinvente pas ici. Heureusement, d'ailleurs. Elle prend plutôt le temps, de creuser un sillon, d'affiner son écriture et de soigner la production. Pour la surprise, on repassera. Mais pour la confirmation, on y est, enfin.
Evelinn Trouble prend enfin le temps de creuser un sillon, d'affiner son écriture et de soigner la production. Pour la surprise, on repassera. Mais pour la confirmation, on y est, enfin.
Dès l'inaugural Vanish, on comprend que cette fois, c'est du sérieux. Tapis synthétique, rythmiques lourdes et guitares en couches, on retrouve les instrumentations les plus convaincantes d'Evelinn Trouble, écrin noir pour une voix pleine. Un poil plus aéré, le single Flowing confirme cette bonne forme,insufflant un peu de soul dans ce songwriting brumeux.
La suite de l'album se module autour de ces deux axes, rock saturé d'un côté, soul post-moderne de l'autre. Sans forcer le trait, Evelinn Trouble convainc sur la longueur et joue joliment de sa palette musicale. Un souffle plus groovy (Apocalypse Blues), un tempo plus enlevé (Never Came Around), un lyrisme plus rentré (Promise To The Night), les variations sont légères et confèrent à l'album une cohérence bienvenue... même si on regrettera presque la folie de Trouble. Mais c'est bien le seul reproche qu'on fera à ce court album qui concrétise enfin les promesses d'hier.





























J'adore cette musique !
Rédigé par : nice | 11/02/2013 à 00:45