C'est marrant comme les choses sont cycliques. Dans les années 90, quand un album marchait, on s'empressait de le ressortir avec un second CD bonus. Durant la décennie suivante, comme le marché piquait du nez, on faisait le contraire: des CD bonus en éditions limitées, avec les premiers pressages du disque. Et là, depuis 2 ans, on recommence à represser avec du bonus, comme si de rien n'était.
Ceci dit, il y a au moins une chose qui a changé: avec internet, plus besoin de casser sa tirelire pour racheter un disque dont on est fan. Il suffit de télécharger les bonus. Et on est un peu moins le dindon de la farce. A tel point que certains artistes ne se gênent pas pour donner eux-mêmes ces dits bonus. C'est déjà ça. Tel Dominique A, dont le récent Vers les lueurs ressort déjà - après avoir eu droit à 2 éditions au moment de sa sortie... il y a tout juste 6 mois - agrémenté d'un titre bonus (une nouvelle version de Mainstream, à télécharger ici) et d'un EP quatre titres (à télécharger là, pour une semaine seulement).
On passera rapidement sur la relecture de Mainstream, entendue en live notamment, exercice rock assumé à défaut d'être très original, pour se plonger avec plus d'attention dans le "EP bonus" à proprement parler. Démarrant sur un instrumental riche et boisé, il recèle trois chansons aux climats allégés par rapport à Vers les lueurs. Une belle reprise d'Yves Simon tout d'abord, Ma jeunesse s'enfuit, qui renoue avec les structures du Dominique A en solo. Un titre plus aérien ensuite, Où est l'enfant? ,les guitares vibrantes façon home shoegazing, la mélancolie rentrée. Un bijou hypnotique enfin, Plaine des sables, dont la mélodie évoquerait presque un écho au très beau Le convoi.
Au final, même si on aurait préféré une sortie plus "assumée" (un EP ou un 10"), ces 3 titres (on laissera l'instrumental à part) renoue avec le meilleur de Dominique A, sans masque, ni fioriture. Et peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.





























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