Il y a peut-être une malédiction Calexico, condamnant le groupe américain à être assimilé à une sorte de groupe de bal mariachi capable de fulgurances façon cowboy... ou le contraire. De quoi expliquer sa rareté sur les scènes romandes, condamné à aligner ses hits pour un public majoritairement pré-pubère dans les arènes d'Avenches, par exemple, coincé entre Tryo et Offspring.
Pas sûr qu'Algiers inverse la tendance. Malheureusement. Pourtant, le septième album de Calexico est peut-être le meilleur depuis Feast Of Wire, voire mieux. Inspiré par La Nouvelle Orléans (Algiers en est un quartier), il évite toute tentation de carte postale. Et va plutôt voir ailleurs, comme du côté des musiques cubaines, revisitées le temps d'un joli Sinner Sea. Surtout, une fois passé les morceaux les plus enlevés (l'impeccable Splitter en tête), l'album présente un groupe à l'écriture plus aérée et délicate que jamais. Pour preuve, ce magnifique Para, bijou de songwriting à la tension et à la mélancolie rentrées.





























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