Des monstres et des hommes Un nom façon Steinbeck pour une communauté folk venue d'Islande.
Of Monsters And Men - Dirty Paws
Donc voilà, c'est la rentrée. Et déjà s'entassent chez moi des rondelles en pagaille. A tel point qu'au moment de signer cette première "vraie" chronique de rentrée, j'ai un peu hésité. Allais-je vous parler de ce Dead Can Dance inattendu, séduisant à l'oreille, mais un peu vieillot quand même? Ou vous pondre un pamplet anti-OM, coupable d'un numéro mystico-prog qui ferait passer Grails pour du rock dépouillé? Ou encore me précipiter à la façon de mes confrères webzineux pour vous vanter les mérites de l'impeccable nouveau Two Gallants plusieurs jours (ou semaine) avant sa sortie dans les bacs?
Au final, c'est un peu par hasard que la solution s'est présentée. En rentrant d'une journée de tournage plus précisément, quand un caméraman mélomane m'a fait écouter son coup de coeur du moment dans la voiture. Et que j'ai constaté qu'il jouerait à Lausanne dans la foulée (le coup de coeur, pas le caméraman).
Of Monsters And Men, donc, formation venue d'Islande. Mais qui ne fait ni dans le chant des baleines (l'école Sigur Rós) ni dans le bidouillage à tout prix (l'école Björk). Non, dans cette petite famille hippie, on se la joue folk à l'ancienne, tendance festive. A l'image du contagieux Little Talks, cuivres rutilants et choeurs motivés, qui rappellerait presque le Home d'Edward Sharpe and The Magnetic Zeros. On pourra toutefois lui préférer le plus subtil Dirty Paws, tout aussi enlevé, mais plus habile en dégradés.
A côté de ces hymnes façon hippies du Nord, Of Monsters And Men peut compter sur un songwriting affûté et un goût certain pour les harmonies douces, variant entre bastringue pop moderne (le mal nommé Mountain Sound, le très arcadefirien Six Weeks) et pastorales plus dépouillées (Slow And Steady, Love Love Love). Le tout parfaitement porté par les voix croisées de Ragnar Pörhalsson et Nanna Bryndís Hilmarsdottír (oui, comme dit plus haut, cette fine épique vient d'Islande...).
Pas sûr - malgré le buzz de certains - qu'Of Monsters And Men devienne the next big "indie" scene, ni même que la question ait le moindre sens. Pas sûr non plus que My Head Is Like An Animal vive plus d'une saison, malgré ses 200'000 exemplaires déjà écoulés aux USA et le fait qu'il soit sorti il y a un an déjà dans son pays. Reste que ce premier album a son charme et permet plutôt bien de faire le saut de l'oisiveté estivale à la frénésie de la rentrée.
Of Monsters And Men
My Head Is Like An Animal
Industry Green/Universal
En concert: Lausanne, Les Docks, Mercredi 29 août (avec Lay Low et Raphelson)





























Mouais, bof, "Dirty Paws" ressemble à Cocoon... et le single est proprement insupportable.
Rédigé par : Joel | 27/08/2012 à 09:28
Pareil, je trouve tout ça fade. C'est joli, mais pas spontané pour un sous (les "hey" récurant pas crédible).
Rédigé par : Sam | 29/08/2012 à 22:06
Franchement merci Christophe ! J'avais juste écouté une fois Dirty Paws et une fois Little Talks, et j'avais pas mal accroché et là, je suis tombé sur le CD (dans le Saturn de l'Alexander Platz..) et j'ai craqué, je l'ai pris, et franchement j'adore ce groupe !
Merci de me l'avoir fait découvrir (:
Et merci au caméraman aussi.. ^^
Rédigé par : Thib | 14/10/2012 à 17:26