^_^ Geoff Barrow et ses "dummies" perfectionnent leur formule motorik-cold-wave. Et s'émancipent un peu plus encore de Portishead.
BEAK> - Wulfstang II
Vous l'avez peut-être remarqué aussi, mais on ne parle plus beaucoup d'un hypothétique quatrième album de Portishead. Alors qu'il y a une année à peine, on y croyait encore. Le groupe de Bristol a bien fait quelques dates en France, en Italie et en Espagne cet été, pas de nouveaux titres au programme. Geoff Barrow, lui, ne reste toutefois pas les mains dans les poches. Cette année, on l'a déjà remarqué comme producteur (pour Quaker) et comme docteur ès-electro claustro (le projet Drokk). Et voilà que l'Anglais dégaine un nouvel album de BEAK>, son projet krautrock récréatif.
Un nouvel album, le second, qui a 90 degrés près s'appelle Citroën. C'est un peu con, mais c'est plus facile à prononcer que >>. Mais passons... Pour le reste, sans changer sa formule, BEAK> l'affine, par rapport à son premier album. Exit les bourdons électriques à la Sunn O))) qui émaillait par instants la livraison précédente. Sur >>, le trio se concentre sur les mélodies hypnotiques et répétitives qui on fait sa réputation scénique.
Démarrant sur le bref et glaçant The Caol, façon machine qui pleure, >> plonge dans le vif du sujet dès Yatton, modèle de motorik. Mais on lui préférera le plus bancal et osé Spinning Top, qui mixe morotirk et cold-wave. Un peu comme si Neu! enregistrait avec Ian Curtis... mais que les premiers jouaient à la cuisine, tandis que le second s'époumonait à la cave. Une formule magnifiée un peu plus tard sur l'obsédant Wulfstang II, sans doute le meilleur titre de l'album. A ces galops brumeux s'ajoute une collection de morceaux à la tension plus rampante, manière de rappeler que si le trio a de furieux automatismes, il excelle également dans l'art de tritturer les sons, jusqu'à l'hypnose (Eggdog, Liar). Deux facettes qui se marient dans un final suffocant, Kidney.
Quand le premier BEAK> donnait l'impression d'être face aux squelettes de futures chansons de Portishead, ce second album s'avère plus abouti et complet. Et tient sans peine la distance. Surtout, le trio confirme sur disque la formidable formule vue sur scène, dépoussiérant un certain rock pre et post-punk, sans forcément le réinventer, mais en lui insufflant une énergie et une tension qui l'éloigne du musée.





























Ca veut veux pas dire grand chose. Entre Portishead et Third 11 ans sont passées. Et pendant ce laps de temps un 3 ème album a été annoncé et puis non et puis on a annoncé la fin du groupe et encore l'annonce d'un 3ème album et puis non etc. etc. et enfin l'un des grands albums de la décennie est sorti. Alors les bruits....
Rédigé par : Le Mik | 10/07/2012 à 19:33
Ha ha, on dirait un mélange de "Set the Controls" de Pink Floyd et de ""Blew" de Nirvana. Ajoutez à cela un solo de guitare à la Velvet Underground, Ray Manzarek à l'orgue, Thom Yorke aux choeurs et vous obtenez un mash-up rock du meilleur goût!
Rédigé par : Fauve | 10/07/2012 à 21:47
Inspiration Pink Floydienne sans conteste, la dope toujours dans l'enceinte...
Rédigé par : loyde | 11/08/2012 à 18:41
hey personne ne cite CAN ?
Rédigé par : geisha | 31/10/2012 à 12:58