Garçons coiffeurs Nouveau look et nouvelles directions pour Liars qui troque sa no-wave électrique contre un condensé electro où se croisent krautrock et new-wave.
Liars - A Ring On Every Finger
En musique, les révolutions tiennent parfois en peu de lettres. Quatre chez Radiohead en 2000 et le virage électronique Kid A. A peine plus cette année chez Liars - 5 lettres, mais seulement 3 différentes - pour un revirement voisin, mais pas tout à fait similaire. Car sans surprise, les New-Yorkais sont plus radicaux que leurs aînés d'Oxford. Et complètent une discographie exemplaire avec WIXIW, sixième album plus hanté que jamais.
Premier extrait, No1 Against The Rush annonçait clairement la couleur: Liars range les guitares, ralentit le tempo mais ne renonce pas à son style inquiétant. Mêlant ambient, krautock et new-wave (on n'entendrait presque un clin d'oeil à A Forest sur No1 Against The Rush, à 2'40''), WIXIW avance dans une brume électronique aux sonorités froides, presque cliniques, portées par la voix naïve et inquiétante d'Angus Andrew.
Le climat est posé dès l'introductif The Exact Colour Of Doubt: nappes synthétiques, chant nonchalent, échos hantés et clappements de mains. La formule est minimale mais procure son lot de frissons. Et quand les beats font leur entrée sur Octagon, on est pris un instant de claustrophobie. Transformé, le trio n'en oublie pas son art pour les collages malsains. Meilleur exemple, A Ring On Every Finger colle une mélodie de comptine branlante sur des rythmiques tribales et le bourdon des machines. Tandis que le surchargé XIWIX évoque les faces B du Radiohead période Amnesiac, trou noir synthétique à la schizophrénie palpable.
Planant parfois, souvent suffocant, toujours riche, WIXIW est un virage réussi, par sa pertinence comme sa cohérence. Et rappelle que si Liars reste un groupe discret parmi la scène indé us, il est sans doute - et de loin - l'un des plus brillant et captivant de sa génération, aux côtés d'Animal Collective.





























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