Bizarre, bizarre... Pour une fois qu'on a une année sans anniversaire gainsbourgeois (sa naissance, sa mort, son Melody Nelson), l'ombre du fumeur de gitanes est plus présente que jamais. Après Sébastien Tellier et son Pépito bleu, voici en effet dEUS qui dégaine un album par surprise et se met pour la première fois au français. Résultat, un exercice de style plus embarrassant qu'enthousiasmant, sous la haute influence du grand Serge pour la métrique comme la diction, mais qui sonne creux.
Un peu comme ce Following Sea, publié un an à peine après le mitigé Keep You Close. Pas vraiment honteux, mais guère réjouissant dans l'ensemble, ce septième album convaincra les fans les plus fervents de faire le deuil du dEUS flamboyant des débuts. Et d'accepter que les Belges sont désormais un groupe de pop comme cent autres, un poil vieillissant. Même pas sûr que leur performance lors du prochain For Noise sauve la bande. Du moins si je me rappelle bien leur dernière tournée et un concert au rabais lors des Rockomotives, qui avait même poussé le programmateur d'un grand festival belge à tweeter "dEUS is dead". On ira pas forcément jusque là, mais le groupe d'Anvers est quand même salement moribond.





























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