Deuxième album en six mois pour le Californien, et deuxième réussite, après le dépouillé End Times. Poursuivant dans la pop mélancolique, Eels affine encore son écriture, variant les climats au gré des arrangements. Oniriques, hypnotiques ou fragiles, les 14 chansons qui composent Tomorrow Morning dessinent un univers accueillant, mais riche en aspérités légères.
Cordes mouvantes, bois dissonants et synthés désuets offrent une dimension nouvelle à un songwriter captivant, encore capable de surprendre après 15 ans de carrière.
Tomorrow Morning.
E Works Records/Universal.
Cinq ans après un recueil de sessions enregistrées pour la BBC (Government Commissions), le groupe écossais publie enfin son premier disque live. Enfin, car si Mogwai a signé quelques uns des grands albums de la scène post-rock (Young Team, Come On Die Young), c'est surtout sur scène qu'il brille depuis quelques années, impressionnant par sa puissance de feu.
Enregistré lors de trois concerts à Brooklyn en avril 2009, Special Moves rend parfaitement l'énergie live du groupe, oscillant entre silences magnétiques et vacarme électrique (plus bel exemple, l'imposant Like Herod). Alternant nappes planantes (I'm Jim Morrisson, I'm Dead), ballades crépusculaires (CODY) et rage pied au plancher (Glasgow Mega-Snake), les onze titrés gravés sur disque forment un document précieux, ramenant l'expression bête de scène à son sens premier. Soit un combo apôtre de la bestialité rock.
Special Moves.
Rock Action/Musikvertrieb.
Sensation d’une saison avec sa reprise dépouillée du Crazy de Gnarls Barkley et son très beau Trouble, l’Américain poursuit sa route depuis et s’entoure d’un nouveau groupe (The Pariah Dogs) pour un quatrième album de folk classique et terreux.
Sympathique, cette collection de dix chansons évoque un Charlie Winston débarrassé de ses tics de hobo-bobo. Mais s’avère encore trop bien peignée pour faire de Ray LaMontagne un grand cow-boy contemporain, à la façon d’un Will Oldham ou d’un Kurt Wagner.
God Willin' & The Creek Don't Rise.
RCA/Sony.


























Le retour de Ray LaMontagne ? Je ne savais pas. Très bonne nouvelle. Non, excellente nouvelle même !!!
Il n'a pas été que la sensation d'une saison. Certes, sa reprise du tube planétaire "Crazy" des très "hype" Gnarls Barkley a été légèrement remarqué : normal aux vues de ses qualités, de sa force de ré-interprétation tout en douceur folk-soul.
Les albums de Ray Lamontagne, c'est :
§ Un superbe et anachronique first album en 2004,"Trouble", au folk-rock bluesy et voix rocailleuse.
§ Un second, "Till the sun turns black" en 2006, toujours folk mais au songwriting nettement plus soul, plus funky et groovy. Ray a pris la route de Memphis et trouvé en chemin des zicos de chez Stax ou de la Tamla Motown !!!
§ Retour à plus de sobriété, retour vers des terres "trouble"(s) au charme d'un folk suranné en 2008 mais tellement bon avec "Gossip In The Grain" (n°5 de mon top disque 2008).
Et toujours cette voix au grain si particulier. Ray Lamontagne, digne héritier de Dylan et Neil Young, avec Bonnie Prince Billy bien sur ???
§ 2010. Un nouveau groupe The Pariah Dogs et un quatrième disque "God Willin' & The Creek Don't Rise" que je ne connais pas !
A découvrir d'URGENCE....
A + + (Désolé de prendre tant de place en commentaires et bravo pour la qualité constante de ton blog)
Rédigé par : Francky 01 | 30/08/2010 à 23:42
J'ai enfin depuis 1 semaine le dernier Ray Lamontagne. Mis à part l'intro très funky/soul à la James Brown, ce "God Willin' & The Creek Don't Rise" est très folk, dans la veine de "Trouble".
Retour au source, à la Source sacré des Ancêtres ??
Rédigé par : Francky 01 | 16/09/2010 à 14:33