Longtemps épuisés, les deux albums du groupe de San Diego
sont à nouveau disponibles. Ni bonus, ni remastering ne sont au
rendez-vous, mais l’œuvre de The God Machine - emmené par Robin
Proper-Sheppard de Sophia - se suffit à elle-même, mêlant rock
industriel, metal spleenique et géométries post-rock.
Tortueux et abrasifs, Scenes from the Second Storey et One Last Laugh in a Place of Dying...
suintent une énergie noire, presque malsaine. Un sentiment renforcé
encore par la fin tragique du groupe, séparé à l’issue de son second
disque, suite au décès soudain du bassiste Jimmy Martinez, atteint
d’une tumeur au cerveau. Chaînon manquant entre le mur du son de My
Bloody Valentine et la rage électrique de Mogwai, The God Machine est à
(re)découvrir d’urgence.
Scene From The Second Storey.
One Last Laugh In A Place Of Dying...
Fiction/Universal.
Succès public lors du dernier Festival de Locarno, Ivory Tower dévoile aujourd’hui sa bande originale. Créée par l’éclectique Gonzales – épaulé par Boys Noize – elle explore des territoires entre musiques électroniques et easy-listening assumé. Et peut se targuer d'avoir contribué à établir un recod du monde - homologué par le Guiness Book - du plus long concert de piano (27 heures!). Reste que malgré cette exploit, la partition ne convainc qu’à moitié, s'égarant par excès de kitsch ou de sonorités pantouflardes, comme trop souvent avec le musicien canadien ces dernières années.
Ivory Tower.
Gentle Threat/Disques Office.
Fidèle à sa ligne, le groupe texan tresse des chansons brumeuses, lorgnant aussi bien du côté du Krautrock que vers les recoins les plus gris de la new-wave. Jusqu’à rappeler les débuts de New Order dans ses meilleurs moments, à l'exemple du magnifique Autumn Song, alliant désespoir et mélodie avec un naturel rare, guère entendu depuis Movement.
Against Love.
Secretly Canadian/Irascible.


























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