D'un album à l'autre, la musicienne américaine étoffe son univers.
Trois ans après une collaboration réussie avec le batteur Jim White, Outlaster dévoile des arrangements variés et luxuriants, à cent lieux du songwriting rêche de Dogs, son premier album.
Cordes,
cuivres et instruments à vent rhabillent les compositions de la
New-Yorkaise, leur offrant des horizons nouveaux. Une mélodie jazzy, un
sursaut klezmer, une tonalité pop, un souffle soul... A la manière de
Cat Power, Nina Nastasia réussit sa mue, tournant le dos au folk lo-fi
pour lui préférer un songwriting ouvert, aux multiples facettes.
Outlaster.
Fat Cat/Namskeïo.
Abrupt, presque hermétique, le premier disque explore des territoires extrêmes, riches en grincements et en dissonances. Plus organique, le second disque renoue avec le meilleur de The Knife: une electro froide et inquiétante, qui réussit le mariage des machines et des esprits, pour un voyage glaçant et hanté.
Tomorrow, In A Year.
Rabid/Cooperative/Universal..
Moins connus que leurs compatriotes Arcade Fire, ces Canadiens
méritent pourtant qu'on s'intéresse à eux. Lyriques, directes et
parfaitement affûtées, leurs chansons flirtent avec les mélodies pop,
tout en conservant une urgence aussi brute qu'électrique.
Titre d'ouverture, Cloud Shadow Of The Mountain symbolise à la perfection cet équilibre, évoquant une relecture rock d'un classique de Depeche Mode (difficile de ne pas penser à A Question Of Time lorsque le clavier fait son entrée). Conservant ce cap de bout en bout, Expo 86 s'avère un album limpide et abrasif, belle réussite pop-rock.
Expo 86.
Sub Pop/Irascible.


























La comparaison entre l'évolution de Nina Nastasia sur son dernier "Outlaster" et la sublime Cat Power (transition "You are free" - "The greatest") est très juste et pertinente.
L'année dernière déjà, Karin Dreijer Andersson (moitié de The Knife) nous avait enchanté avec son superbe premier essai solo "Fever Ray". et ce retour avec The Knife à l'air terriblement excitant et passionnant.
Un double album de surcroit.
En 2008, Wolf Parade sortait "At Mount Zoomer", album d'indie rock assaisonné "maison" de néo rock prog'.
Leur label (Sub Pop) l'avait même décrit à l'époque comme le "this generation’s ‘Marquee Moon’" !!!
Je n'ai pas encore écouté celui-ci mais de ce que tu en écrit, je pense il va valoir le coup .
Décidément, 2010 est une année musicale exceptionnelle !! Du moins, c'est mon humble avis !
Rédigé par : Francky 01 | 09/08/2010 à 13:43