Signé sur le label allemand Green Records, ce premier album du DJ lausannois creuse un sillon électronique large. Ambient, minimal, techno et house apparaissent en filigrane dans ce fascinant jardin ("niwa" en japonais), croisant leurs courbes pour façonner un univers personnel et organique.
Mêlant sonorités synthétiques, instruments classiques (xylophone, flûte de pan) et incises plus concrètes (clappements de mains, bruit de pluie), Ripperton parvient à créer un album riche et cohérent, oscillant constamment entre nappes hypnotiques et rythmiques plus remuantes. Jusqu'à évoquer les collages captivants de l'Anglais Four Tet, parasités par les claviers glaçants d'Angelo Badalamenti.
Niwa.
Green Records.
www.myspace.com/raphaelripperton
"I was dressed for success, but success it never comes..." Lâchée en ouverture de Here, extrait du premier album de Pavement paru en 1992, cette phrase illustre parfaitement la carrière du groupe californien. Des chansons fringuées pour le succès, mais qui n'en auront jamais eu. Séparé en 1999, dans l'indifférence générale, Pavement tient pourtant sa revanche cette année, à la faveur d'une reformation pour quelques concerts et d'une compilation qui rend justice à son oeuvre.De Summer Babe à Shady Lane, en passant par Range Life, Cut Your Hair ou encore Grounding, les chansons de Pavement éclatent en pleine lumière, pleines d'un charme aussi bancal qu'évident. Le son est lo-fi, les mélodies fragiles, presque maladroites, et Stephen Malkmus donne à chaque fois l'impression d'empoigner un micro pour la première fois. Incarnation de la coolitude, Pavement oscille entre dilettantisme et désinvolture, slalomant entre les genres avec un génie tranquille. Essentiel.
Quarantine The Past: The Best Of Pavement.
Domino/Musikvertrieb.
Reprendre en intégralité l'un des albums les plus vendus de tous les temps; le pari de Wayne Coyne tient du défi. Mais le leader de Flaming Lips en a réussi d'autres, de Zaireka (4 disques à écouter simultanément) à Christmas On Mars (un film de SF totalement barré). Epaulé par Peaches, Henry Rollins et le groupe expérimental Stardeath and White Dwarfs, The Flaming Lips parvient à s'emparer de The Dark Side Of The Moon, jusqu'à en dépoussiérer le classicisme désuet.
Breathe vire en quinte de toux, Money perd son saxo et ses machines à sous, et l'ensemble évoque un voyage intersidéral toujours psychédélique, mais plus drôlatique qu'attendu, concassant en un même souffle bricolages krautrock et trips hallucinés. Jusqu'à redessiner un sourire martien au trop sérieux Pink Floyd.
The Dark Side Of The Moon.
Warner (import).




























Il faut que j'essaie ce remake pink floydien. Merci pour l'info.
Rédigé par : Li-An | 07/08/2010 à 18:57