Empruntant son nom de scène au personnage d'Alice au pays des merveilles, le Français Louis Warynksi lorgne également vers la folie douce de Lewis Carroll. Sur ce premier album, violoncelle, bouzouki, jouets et boucles électroniques s'allient, pour donner naissance à des miniatures obsédantes, entre Pascal Comelade et Third Eye Foundation.
Homme-orchestre inspiré, Chapelier fou construit des labyrinthes instrumentaux, mais n'oublie jamais d'y glisser un fil rouge mélodique, désuet et lumineux à la fois. Un talent qui rappelle celui de son compatriote Yann Tiersen, également révélé en son temps par le label nantais Ici d'ailleurs.
631
Ici d'ailleurs/Irascible
Originaire du New Jersey, ce quatuor distille un rock'n'roll crasseux et lyrique à la fois, dans la lignée de groupes comme Social Distorsion. Les riffs sont acérés, les refrains héroïques et les sursauts épiques ne manquent pas, pour concilier en un même élan l'énergie du punk-rock californien et la puissance du rock de stade.
Reste que si American Slang ne manque pas de souffle, il pêche peut-être par manque d'originalité. Rien de grave toutefois, tant l'ensemble s'avère efficace, jusqu'à se payer le luxer d'évoquer Bruce Springsteen sur un dernier titre vibrant (We Did It When We Were Young). Un Boss qui vient d'ailleurs d'adouber The Gaslight Anthem, partageant la scène avec le groupe pour une chanson.
American Slang
Side One Dummy/Phonag
www.myspace.com/thegaslightanthem
Toujours aussi magnétique, David Eugene Edwards poursuit son exploration des folklores brumeux. Sur ce cinquième album de Wovenhand, l'ex-16 Horsepower passe ainsi de la Hongrie (le mystique Terre haute) à l'Orient (Holy Measures), sans renier pour autant ses obsessions pour les racines de la musique américaine, entre blues, americana et native music.
Cerise sur le gâteau, le groupe de Denver réussit une jolie reprise de New Order (Truth), confirmant sa capacité à marier les univers les plus éloignés dans une noce gothique et lumineuse à la fois.
The Threshingfloor
Glitterhouse Records/Irascible
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Excellent, Chapelier Fou, en effet, mais je recommande l'écoute de ses deux premiers EPs, encore plus réussis à mon avis que le long format.
D.E. Edwards, respect, respect...
Rédigé par : Fauve | 14/07/2010 à 09:37
Je te rejoins. J'avais d'ailleurs mis "Darling" dans mes EP coups de cœur de 2009. A voir à Paléo cette année. Comme quoi...
Rédigé par : Christophe | 14/07/2010 à 10:03