Gaëtan Roussel est un drôle de personnage au sein de la chanson française. Avec Louise Attaque, il a vendu des brouettes comme peu avant lui au pays de Johnny, en citant Violent Femmes dans le texte. Avec Tarmac, il s'est offert une parenthèse à la mélancolie ensoleillée couronnée de succès. Pour Alain Bashung, il s'est fendu d'une collection de chansons minimalistes aux racines terreuses et au charme enfantin, banco à nouveau.
En solo aujourd'hui, il n'est pas en solitaire pour autant et convoque en une dizaine de chansons ses héros et amis, de Gordon Gano (Violent Femmes) à Joseph Dahan (Mano Negra), en passant par Renee Scroggings (ESG), le tout produit par Tim Goldsworthy (DFA, ex-Mo Wax) et Julien Delfaud (Phoenix). Une véritable auberge espagnole qui part dans tous les sens tout en trouvant sa cohérence propre. Et sans surprise, le succès devrait à nouveau être au rendez-vous. Ce qui n'arrangera pas les affaires d'un musicien souvent décrié dans les rangs des rockeux AOC - chevelus comme bigleux - qui l'accusant de faire de la chanson à texte, qui de ne faire que plagier Violent Femmes.
Mouais. C'est oublier un peu vite quelques très belles chansons du bonhomme (au hasard, La ballade de basse). Ou l'avant - la variété, les chanteuses à voix - et l'après - la nouvelle scène, les chanteurs sans voix - Louise Attaque et ses belles références. Ou ne pas avoir eu 15 ans à cette époque-là. Surtout, c'est ne pas vouloir voir que ni plagieur, ni voleur, Gaëtan Roussel est avant tout un fan de musique qui exprime sa passion avec plus de classe et de modestie que l'affreux Pascal Obispo (remember, "Etre faaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan"). Sans doute parce qu'il a meilleur goût. Sans doute parce qu'il préfère faire profil bas. Comme dans ce premier clip qui le voit disparaître parmi la foule des coureurs. Comme sur ce premier album solo qui le voit s'effacer derrière des musiciens aimés ou admirés.




























Hey, les 2 là, vous voulez un coup de main...?
Un fight en 10 rounds?
Je l'arbitre!
PS : en même temps, pour une fois qu'on parle d'autre chose que ce qu'on a déjà vu sur Pitchfork...
Hu hu hu
Rédigé par : Bruno | 04/03/2010 à 20:49
Ah, planquez-vous, voilà le Parigot qui rapplique, on est cuits!
Rédigé par : Fauve | 04/03/2010 à 20:55
Allez, juste pour ne pas faillir à ma réputation (totalement usurpée) de fouteur de zone...
Gaëtan Roussel...
Parmi ses collaborations précieuse, il ne vient pas de bosser avec Vanessa Paradis...?
Voilà, je dis ça, je ne dis rien, c'est pareil.
Sinon @ Fauve, entre Prince et Sinclair, ne jamais, mais jamais Ô grand jamais oublier Juan Rozoff!
T'es fou ou bien?
Rédigé par : Bruno | 04/03/2010 à 21:03
@Bruno:
Tu parles, Rozoff, il est revenu l'an dernier, j'y ai pensé, mais Sinclair, c'était quand même encore plus nase pour la comparaison, non?
Rédigé par : Fauve | 04/03/2010 à 21:14
Bonsoir,
Je suis tomber par hazard ici en cherchant d'ou pouvait venir le sample de cette chanson,une impression de deja entendu genre santogold l.e.s artistes ou Sting, je ne suis pas bien sur...
Je n'ai pas pu m'empecher de lire les commentaires par rapport a cette chanson.
Et ton opinion,Fauve, m'a pas mal étonné...
J'ai eu l'impression de part les amalgames que tu fais, que tu connais a peine l'artiste que tu critiques.
Tu dis que Louise Attaque a nivelé le "rock français" par le bas, mais parmi les groupes que tu as cité qui selon toi auraient du laisser une trace, j'en connais un, flop...
Qui porte bien son nom,pour moi c'est du benabar ou l'art de parler pour rien dire.
Et surtout c'est vraiment pas du rock...
C'est peut être un peu bateau mais pour moi le rock français c'est plutot noir dez ou mano solo.
Apres sur les paroles, certe il fait pas dans l'élitisme façon dominique A, qui a de beaux textes mais des mélodies parfois bancales.
Gaetan Roussel est un chanteur qui retranscrit plus des émotions que des sentiments, sur de bonnes mélodies, et ça marche, comme dit plus haut, ça n'a pas toujours été le cas.
C'est un peu comme Manu Chao, on aime ou on aime pas, mais c'est bien présomptueux de critiquer un auteur a base de théories fadacieuses sur un sujet qu'on maitrise visiblement pas...
Treve de propos acerbes.
Spéciale dédicasse a Juan Rozoff, un fils spirituel de Brassens... pour sur!
Rédigé par : Seb le touriste | 14/05/2010 à 00:11
Viva Seb le touriste, tout est dit.
Fauve essaie de faire passer ses goûts comme une émanation logique et rationnelle d'un esprit sain, au nom d'un pseudo-élitisme vulgaire.
Son argumentation est bancale pour ne pas dire grotesque.
Rédigé par : Ivo | 06/09/2010 à 10:55
Hé les gars, calmez-vous! Pseudo-élitisme? C'est n'importe quoi, il y a plein de trucs commerciaux que je trouve très réussis. Et je n'ai jamais dit que Flop faisait du rock, alors lisez mieux et on en reparle, ok? Ou pas, finalement. Seb, avec tes arguments à l'emporte-pièce tu peux tout sauver: Ke$ha, on aime ou on aime pas mais on peut pas critiquer quand on connaît pas... super, ça fait avancer les choses, merci bien!
Rédigé par : Fauve | 07/09/2010 à 14:41
Le fauve montre les dents. Il est dur.
Je doute que Roussel ait vendu des millions d'exemplaire de son disque solo.
OS
Rédigé par : Octave | 15/09/2010 à 17:12