35 Coeur de pirate - s/t (Barclay/Universal)
Entre comptines et songwriting, la jeune Québécoise réussit le mariage de deux cultures derrière un piano, française et anglo-saxonne. Résultat: on pense parfois à une petite cousine francophone de Chris Garneau. De miniatures pianistiques en sucreries pop orchestrées, ce premier album surprend en bien plus d'une fois, mais pêche trop souvent par la naïveté de ses textes.
34 Patrick Watson - Wooden Arms (Secret City/Universal)
Reprenant les mêmes ingrédients qu'à ces débuts, le Canadien volant continue à creuser son sillon. Plus délicat encore, son univers fascine pourtant moins, orphelin des quelques titres imparables qui jalonnaient Close To Paradise. Surtout, les ficelles musicales utilisées sont trop voisines de celles déjà entendues. Si l'on reste impressionné, la magie ne prend plus vraiment.
33 The Horrors - Primary Colours (XL/Musikvertrieb)
Une pochette façon The Cure (Pornography), une rage new-wave à la manière de Killing Joke, un mur du son genre My Bloody Valentine, une production signée Geoff Barrow (Portishead), The Horrors cumule les bonnes références. Et s'y tient. Efficace, sombre, abrasif, Primary Colours est du bel ouvrage. Mais sonne trop carbone pour tenir la distance. Et donne finalement envie de retourner vers les modèles.
32 Akron/Family - Set'Em Wild, Set'Em Free (Crammed Disc/Musikvertrieb)
Mixant folk hippie, afro-beat et rock psyché, ce nouvel album d'Akron Family démarre très fort. Mais peine à maintenir l'excellence du cap ensuite. Les ballades folk restent réussies, mais les efforts électriques qui suivent se perdent trop dans la démonstration, jusqu'à lasser. Dommage. Mais le potentiel est là pour un groupe toujours intriguant à suivre.
31 Malajube - Labyrinthes (City Slang)
Démonstration éclatante de la possibilité de faire du pop-rock en français avec son précédent album Trompe-l'oeil, le groupe montréalais récidive cette année. Plus touffu et tortueux, Labyrinthes (titre logique) permet à Malajube de slalomer entre structures rock impressionnantes et mélodies directement fredonnables. On regrettera juste que la complexité remplace parfois la fraîcheur d'hier.


























c'est un troll, le 35, j'espère ? :-)
Rédigé par : raph | 10/12/2009 à 20:36