10 Coeur de pirate - Francis (Barclay)
Deux minutes à peine au compteur et une mélancolie vibrante qui reste. A tout juste 20 ans, la Québécoise Béatrice Martin réussit la gageure de traduire en français un songwriting aux sonorités anglo-saxonne, sans trembler, ni bégayer. Pour peu, on croirait entendre une petite soeur de Chris Garneau.
(extrait de l'album Coeur de pirate)
9 Antony and The Johnsons - Crazy in Love (Secretly Canadian)
Après l'avoir dédiée aux femmes afghanes lors de ses nombreuses interprétations sur scène, Antony Hegarty trouve enfin le temps de graver sur disque sa reprise de Beyoncé. Un hymne R'n'B ralenti, à cordes et à contre-pied, à mille lieux des reprises feutrées d'une Béatrice Ardisson.
(extrait du single Aeon/Crazy in Love)
8 Mumford & Sons - Little Lion Man (Gentlemen Of The Road)
Entre Fleet Foxes et The Decemberist, ces Anglais s'amusent d'un country-folk oscillant entre pastorales pour feux de camp et sprints rustiques et effrénés. Le banjo sautille comme rarement, tandis que voix et guitares font souffler un vent épique sur cette ballade de cowboy aux airs de rodéo.
(extrait de l'album Sigh No More)
7 Clues - Ledmonton (Constellation)
Ça démarre comme une ritournelle médiévale et ça se termine sur un bleep synthétique. Entre deux, un hymne lo-fi à reprendre les yeux fermés comme seuls les Canadiens en ont encore le secret. Aux manettes, un ancien Unicorns et un ancien Arcade Fire. Comme quoi, on ne se refait pas.
(extrait de l'album Clues)
6 Grizzly Bear - Two Weeks (Warp)
Toujours complexe, le groupe américain peut aussi chercher l'évidence. A l'image de cette pop-song à la mélodie limpide qui ne rechigne pas pour autant aux collages de tous bords, jusqu'à sonner comme au carrefour des décennies, d'une ligne de piano eighties à des rythmiques actuelles, en passant par des vocalises sixties.
(extrait de l'album Veckatimest)


























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