5 The Antlers - Hospice (Frenchkiss/K7!/Namskeïo)
Première prouesse, réussir un concept album qui n'étouffe pas sous le
poids des contraintes narratives. Seconde prouesse, réussir un disque
qui s'abreuve aux sonorités actuelles sans sonner comme un énième clône
sous influence shoegaze ou indie-rock. Avec Hospice, The Antlers réussit un petit miracle bricolé, tranchant par instants, poignant à d'autres, prenant tout le long.
4 DM Stith - Heavy Ghost (Asthmatic Kitty/Irascible)
Entre Antony and the Johnsons (pour une certaine grandiloquence) et Patrick Watson (pour ses complexités ludiques), ce songwriter américain impressionne sur ce premier album baroque, symphonique, dissonant et un peu maniéré. L'émotion est pleine, trop parfois, hérisse le poil et emporte dans un tourbillon mélodique hanté et pesant, comme l'annonce d'emblée le titre du disque.
MP3 Stream Site
3 Fever Ray - s/t (Rabid/Coop/Universal)
En congé de The Knife, Karin Dreijer Andersson dévoile un univers
personnel, plus sombre et gothique. Ce premier album distille un
brouillard électronique au sein duquel on devine monstres, zombies et
fantômes. Et lorgne également du côté des premières années de Depeche
Mode, entre synthés cheap et cabaret magnétique, le kitsch vieillot en
moins.
2 Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle (Drag City/Irascible)
Trois ans après un premier essai raté sous son vrai nom, l'ex-Smog récidive et réussit le miracle. Apaisé, aéré, aérien, mais toujours empli d'un spleen marqué - l'album fait suite à une rupture - Sometimes I Wish We Were An Eagle est un modèle de songwriting, fort d'une écriture délicate, d'arrangements feutrés et d'une voix de crooner délavé comme il n'en existe qu'une. A ranger entre Bonnie 'Prince' Billy et Lee Hazlewood.
1 The Flaming Lips - Embryonic (Warner)
Oubliant la pop pour se jeter dans le psychédélisme le plus pur, la troupe de Wayne Coyne réussit un
labyrinthe concassant le meilleur de Pink Floyd et de Can, entre loopings colorés,
phases contemplatives et dérives hallucinées. Le tout renforcé par une
production minutieuse, renforçant la perfection complexe d'un album
dont on n'est pas prêt d'avoir fait le tour et qui avale tout sur son
passage, de Karen O à MGMT.




























Les commentaires récents