Je ne m'étendrai pas ici sur l'importance du premier album de The Stone Roses. Ceux qui le connaissent savent très bien de quoi je parle. Quant aux autres, ils ont tort, vivent dans l'obscurité et feraient bien de réparer cette erreur. Ne serait-ce que parce que The Stone Roses évoquent des Beatles qui auraient engagé Jimi Hendrix à la guitare.
Je ne m'étendrai pas non plus ici sur la réédition de ce même premier album qui sort ces jours-ci. On peut être partagé sur l'intérêt du remastering, reste que cette fois-ci il fait sens. Le son est enfin à un niveau acceptable, plus clair aussi, moins "métallique", et l'équilibre entre les instruments - entre la part de pop et la part de groove - est réjouissant. Quant au CD de démo qui accompagne les éditions en coffrets, son intérêt est un brin anecdotique tant ce premier album se suffit à lui-même (quoique l'ajout de Fools Gold en bonus track le complète idéalement).
Je m'étendrai par contre sur le DVD qui accompagne également les coffrets. Passez les vidéos promotionnelles qui démontrent qu'on peut faire trois clips avec un seul tournage, le concert au Empress Ballroom de Blackpool vaut le détour. On y découvre The Stone Roses tels qu'ils étaient: quatre garçons dans le vent, insolents et indolents à la fois. A la manière d'un autiste, Reni apparaît recroquevillé sur sa batterie, le bob sur le regard. Tout aussi absent, Mani erre dans son coin de scène, accroché à son irrésistible basse. Quant à Ian Brown, il toise la foule d'un regard vide, presque ahuri, chante hors du ton mais avec une gouaille qui suffit à l'oublier. Enfant prodige aux mimiques simiesques, il termine le concert assis à même le sol, baguettes en mains, frappant des tam-tam comme en transe. Mais le plus fascinant des quatre reste toutefois John Squire, force tranquille et virtuose du groupe. Concentré, le guitariste enchaîne les riffs et autres orfèvreries, sans pose ni frime. Si la machine Stone Roses décolle, c'est grâce à lui, même s'il garde la tête basse.
Malgré une image crade, voire indigente, ces 45 minutes de concerts filmés justifient à elles-seules l'achat de la version remasterisée du premier album de The Stone Roses. Histoire, pour ceux comme moi qui n'ont jamais vu le groupe sur scène (j'avais 9 ans), de mieux comprendre encore la portée prophétique de ce combo alchimique.




























Ah, The Stones Roses et leur first disque éponyme, un bijou de pop groovy et funky. Mais j'adore "Second Coming" et son intro hallucinante "Breaking into heaven" ! Du pur groove, quasi chamanique ! Pour moi, un très bon album, même si mal aimé.
1989 : à la sortie du first album, j'avais 14 ans. Je me souviens les avoir découvert grâce à mon émission favorite sur une petite radio locale....Que de souvenirs...
A +
Rédigé par : Francky 01 | 06/09/2009 à 18:11