Les concerts à voir cette semaine

février 2012

dim. lun. mar. mer. jeu. ven. sam.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29      

« Playlist de vacances | Accueil | Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle »

22/05/2009

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c737e53ef01156fa99cb9970c

Voici les sites qui parlent de La musique à tout prix :

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

leMik

Ce que je j'en pense n'est pas vraiment à la mode mais pour moi ce qui est gratuit n'a pas de valeur donc perso la musique moi je l'achète. Et permettre à tous d'obtenir tout à l'oeuil, je trouve que c'est dommage et un manque de respect

Alias

ca faisait depuis longtemps déjà qu'on offrait un CD avec un baril de poudre de lessive.
donc pour l'artiste (autre, interprete, musicien) la musique ne vaut rien.
pour l'industrie, elle vaut de l'or.
pour le consommateur lambda, elle vaut ce qu'elle vaut le temps que son artiste préféré soit passé de mode. au dela de tout ceci,
C'est tout un système de consommation, ou plutot un système économique qu'il faut repenser. Le commerce équitable, responsable est peut être une piste. Aujourd'hui malgré la crise financière, j'ai bien peur que beaucoup n'ont pas encore compris le message quand on voit qu'on continue toujours à adorer le veau d'or.

plus de deux mille ans d'histoire et toujours aucune leçon retenue.

theefer

leMik: certes, mais achèterais-tu une émission de radio ou de télévision, l'affichage d'une page web ou le transfert de N méga-octets sur ta connexion internet? paierais-tu pour regarder le téléjournal ou un documentaire sur Arte demain soir? ou pour reprendre une chanson de Brassens dans un obscur reportage sur TVRL?

Je crois qu'on abuse souvent de la langue en parlant de musique ne vallant rien. Ce qui perd de la valeur et sa raison d'être, c'est l'achat unitaire de la musique, quel que soit son support (cela inclut les téléchargements légaux sur iTunes). Pas "la musique" en tant qu'entité culturelle.

La musique devient une "commodity" (en bon français), une denrée culturelle omniprésente — je me souviens d'un article de Bowie il y a quelques années qui prédisait cette (r)évolution pour la décennie qui venait. L'argent circulera toujours, mais probablement sur un modèle de licence similaire à la TV/radio, une "taxe". Qu'elle soit prélevée par l'Etat ou le fournisseur d'accès à internet, qu'elle soit obligatoire ou par choix, l'avenir nous le dira.

Mais peu imaginent un autre avenir, et les majors le savent et ne font que brasser de l'air en attendant l'inévitable. HADOPI, ce n'est qu'un relent inutile de la politique anti-visionaire française.

Christophe

@ leMik:

Je ne suis pas pour la gratuité totale. Cependant, je trouve le discours de politiques, des majors et des ténors des hit-parades un poil sclérosés. Surtout, le système arrivant à ses limites, je pense qu'il serait temps de plancher sur un nouveau modèle. Et encore une fois, politiques, majors et consorts sont moins dans l'évolution que dans la protection de leur marge, tant qu'elle en vaut la peine. Je rejoins en cela le raisonnement d'Alias: la musique vaut surtout de l'or pour l'industrie.

@ theefer:

Pas sûr qu'il faille suivre Bowie sur ce coup. C'est quand même lui qui a inventé le concept de vendre ses droits d'auteurs futurs sous forme d'obligations il y a une dizaine d'années. Comme un ancêtre des tristement célèbres subprimes :-)

Fauve

Certains artistes ne souffrent pas trop de la crise...

http://www.tiga.ca/

la meilleure bande-annonce d'album de l'année, la grande classe...

Emmanuel

Et bien ce billet me fait penser que je suis bien de plus plus frustré par les albums que nous livrent les artistes connus et reconnus... L'année 2009 à mal commencé, la crise gagne-t-elle aussi la production, l'imagination ? Pourquoi acheter ce qui n'est pas vendable ?

Le gratuit à du bon, voir du bien meilleur que ce que l'on nous propose. Que dis-je, impose ! Si les maisons de disques veulent nous faire acheter et supporter des artistes, qu'ils nous mettent donc sous les casques non pas des productions où l'argent et le profit règne. La création peine à se faire entendre...

Sur ce je retourne ravi à mes écoutes... A deux balles !!

Michael

toute cette discussion est un peu un serpent de mer , non?

pour moi, les conséquences directes d'une quasi-gratuité de la musique sont les suivantes:

-les groupes "majors" vont compenser leur manque à gagner par des prix de billets concerts excessifs- les gens iront deux à 2-3 évènements par année plutôt que 9-10. le calcul sera problématique pour les groupes moyens qui peineront à faire déplacer les foules.

-les clubs peineront à remplir les salles pour des gigs de ce genre: la programmation s'en ressentira.

-les maisons de disques "major" ne prendront plus aucun risque de ne pas rentrer dans leur frais et produiront donc des artistes très "safe", donc souvent de la "m"...

-les petits groupes qui ne vendent pas de disques auront du mal à progresser suffisamment parce qu'ils ne peuvent pas en vivre, même mal... ils resteront donc souvent semi-pros et seront privés ainsi d'une carrière plus grande.

-les petits groupes se sépareront plus vite puisque tout ceci génère de la frustration. on ratera donc peut-être le prochain "ok computer" parce que ces gens n'auront pas eu le temps d'évoluer pour faire un 3ème album mythique.

la vérité est donc toute simple; toute personne qui ne paie pas un disque qu'elle écoute souvent participe implicitement à l'implosion d'une certaine culture musicale.
tout le monde est d'accord sur le fait que le système a besoin d'être réformé et que les majors méritent souvent ce qui leur arrive. cependant, mon angoisse est plutôt que ça ne touchera pas en premier lieu ces gens-là...en ce qui me concerne, j'ai plutôt peur de ne jamais avoir dans ma discothèque le chef d'oeuvre de 2013 parce que la personne qui aurait pu le créer s'est rendu compte que le macramé payait plus que la profession de musicos!

Fauve

Tout à fait d'accord avec toi Michael! Et la conséquence pénible, également évoquée par Emmanuel, ne se limite pas aux majors (qui ont paradoxalement parfois le fric pour produire des choses plus étonnantes, ex. le dernier Kanye West, plus audacieux formellement que l'essentiel des groupes Pitchfork). La plupart des groupes "indés", soucieux de vendre encore des disques, choisissent (ou subissent) une demi-mesure, font montre d'une demi-audace passe-partout, qui rend l'essentiel de la production de ces deux dernières années très plate: bien fichue, de plus en plus d'artistes savent bien faire leur truc, tout le monde a du talent, mais bien peu de génie. Tous ces groupes aux noms d'animaux qu'on découvre dans ce blog, certes très sympas, efficaces, mais... Perso, ennui total. Je partage donc ta peur, même si je me dis qu'un disque génial trouvera toujours son public. La peur, c'est que la médiocrité "bien foutue" aveugle tout le monde, parce qu'on voit déjà que les principaux relais médiatiques, les journalistes musique ont aussi beaucoup baissé la garde (ceci n'est pas pour toi, Christophe), se copiant les uns les autres sans aller chercher par eux-mêmes les "révélations" du moment.

Christophe

Je ne reviens pas sur la question de la valeur de la musique. Nous sommes plutôt d'accord, je crois.

Cependant, à vous lire, j'ai l'impression que vous n'avez plus aimé un nouveau disque depuis 3-4 ans au moins. Et là, je me sens en total désaccord. Perso, j'ai quand même l'impression que la seconde moitié de cette première décennie est plus passionnante que la première. Ne serait-ce que pour des albums comme "Third" de Portishead, "Sound of Silver" de LCD Soundsystem, "For Emma, Forever Ago" de Bon Iver ou encore "Funeral" d'Arcade Fire... Et ne venez pas me dire que ce sont des exceptions. Pour ma part, il ne se passe pas un mois sans que je ne découvre un disque vraiment bon, tout neuf ou datant un peu.

Emmanuel

Christophe,

Je parlais de ce début d'année... Enchanté, oui par Portishead, Bon Iver, Deerhunter, Seagull, Le Loup (oups un nom d'animal pour Fauve, oups un re-nom d'animal, bref...) et j'en passe et des meilleurs. J'avale, englouti et surtout prends le temps de digérer des dizaines de bons, très bons disques. Mais je sens les majors en pleine crise identitaire (financière ?) et cela se ressent aussi dans les choix qu'il nous propose quand ils désirent promouvoir les artistes... La course aux profits prédomine, il faut que cela rapporte, plaise à un maximum de mondes, remplisse les salles de concerts, etc...

Comment font les "jeunes" artistes aujourd'hui pour se faire connaitre, partager leur passion de la musique quand peu de maisons de disques osent prendre des risques ? Alors la faute à qui ? A nos oreilles formatées, au téléchargement gratuit ? Je pense que nous avons aussi en tant qu'auditeurs une responsabilité quand on écoute, achète, télécharge...

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Derniers disques chroniqués

A propos de moi

Newsletter

  • Adresse e-mail:

    S'abonner
    Se désabonner

Aimez-moi

Ailleurs, j'y suis

A lire ailleurs

Clubs de coeur

Epiceries musicales

BPLO V2.2 - 2011