DM Stith & Lady Gaga Sur la tête ou par dessus les collants, deux façons de porter le slip en chansons.
Vous êtes peut-être comme moi. Entre deux albums attendus (au hasard Animal Collective et Grizzly Bear), vous révisez vos classiques, furetez à gauche à droite ou, repu par un concert de Wire et le nouveau Bat For Lashes, vous vous interrogez sur un phénomène musical actuel qui vous échappe (au hasard Lady Gaga ou Orelsan). Un peu comme au restaurant en somme, lorsqu'on joue avec son cure-dent entre le plat principal et le dessert. Sauf que voilà, il n'y a pas forcément toujours quelque chose à se mettre sous la dent.
Ainsi, le pauvre Orelsan se révèle vite un soufflé prompt à se dégonfler. Bien sûr, on peut être choqué par sa chanson Sale pute (perso, c'est moins le choc des mots que le vide musical qui m'ulcère), mais au final, quand on sait qu'elle date d'il y a deux ans, qu'elle ne figure pas sur son album et qu'il ne va pas la jouer en concert, on a presque de la sympathie pour ce pauvre garçon qui a sur le dos un peu tout le monde, des médias au monde politique, coupable d'avoir été repéré à retardement par la blogosphère entre le plat du jour et le dessert (ici, entre la crise économique et le G20).
Plus aguerri à tenir sur la longueur, le cas Lady Gaga n'en est pas moins un phénomène-baudruche. Sauf que parfois, le vide à la dent dur. Ainsi, c'est dingue comme certains médias ont une capacité insoupçonnable à s'ébahir à répétition de découvrir qu'on peut porter sa culotte comme un pantalon, par dessus son collant. Comme si Superman n'avait jamais exister... Plus fort que la kryptonite, cet attribut vestimentaire permet à la chanteuse américaine de se retrouver chaque jour dans les journaux, en pages People, Lifestyle ou Portfolio (mais bizarrement, jamais en pages Culture). Amy Winehouse et Pete Doherty - pardon, Peter Doherty - peuvent se camer tranquille, Lady Gaga veille sur leurs places de prédilection.
Bien sûr, vous allez me dire que tout cela n'est pas très nouveau. Que les tabloïds et autres torchons gratuits préfèrent la bagatelle à la musique. Qu'ils sont nombreux à choisir des restaurants bas de gamme ou on vous sert un cure-dent entre deux plats plutôt qu'une bouchée surprise, pleine de saveurs. Vous avez raison, oui. Mais non. Parce que voilà, derrière l'avènement de Lady Gaga et la disparition de Pete Doherty - pardon, Peter - c'est un retour de la morale qui se cache. Les frasques stupéfiantes ou alcoolisées passent aux oubliettes et on se rabat sur les chiffons. La culotte de Lady Gaga, oui. La picouze de Peter Doherty - oui, pardon -, non. Même si son album solo n'est pas si dégueu que ça.
Alors soit, l'époque est au sous-vêtement recyclé et au rock'n'roll vu par la lorgnette de la mode (genre les hors-séries mode'n'roll des Inrocks, plus nombreux d'années en années). Mais à ce moment-là, je vous le demande, pourquoi doit-on supporter Lady Gaga alors que DM Stith innove plus encore en portant son slip sur la tête? Surtout que lui a sorti l'un des plus beaux disques du début d'année. Et pourtant, nul tabloïd ne se jette sur ses photos, ne lui tend le micro pour comprendre l'étrange esthétique qui l'habite. Vous voulez mon avis? C'est encore un coup de la morale. Parce qu'avec son slip comme couvre-chef, ce garçon ressemble à une publicité déguisée pour des préservatifs. Et par les temps qui courent, c'est plutôt mal vu...
Si vous non plus vous ne comprenez pas l'intérêt de ce post, dites-vous que je suis en vacances et que c'est déjà sympa de ma part de donner des nouvelles...




























les excès du White Trash made in France ou l’histoire d’un mauvais remake
White Trash. Le terme sera la coquetterie des prochains jours dans la presse ignorante ou en déficit d’adulescence.
Le phénomène a été sociologiquement marqueté par un spécimen quelconque dans une maison de disque, major ou indépendante, il n’y a plus de différence. Il n’y en a jamais eu. Puisque le but principal des organes de production culturelle est de fournir une solution adaptée à toutes les niches de population, alors autant tirer avantage de la paupérisation ambiante qui unit les enfants de prolétaires high tech et de la bourgeoisie vintage dans une middle class pseudo universitaire.
White Trash. Là où l’on pourrait trouver l’expression raciste comme bamboula® ou bougnoule, on y trouve une forme méliorative d’acceptation socialo-artistique qui émoustillera les mêmes illuminés qui ont mis au panthéon l’illettrisme d’Abd Al Malik.
La suite :
http://souklaye.wordpress.com/2009/02/16/white-trash-made-in-france-ou-l’histoire-d’un-mauvais-remake/
Rédigé par : walkmindz | 01/04/2009 à 18:15
"Plus aguerri à tenir sur la longueur"
"Comme si Superman n'avait jamais exister"
Aïe aïe aïe… la musique actuelle mérite-t-elle un tel chantre?
Rédigé par : Maître Capello | 02/04/2009 à 13:37