La dernière fois qu'on le vit sur une scène, il avait, comme son frère Scott, des airs de retraité ressurgi de Miami. Nonchalant, un brin pataud même, il bougeait à peine, bien moins que l'iguane. Bien moins que Mike Watt même, signe de la génération qui les séparait. Une apparence pas très rock'n'roll, à laquelle s'ajoutait la portée cyniquement lucrative de la reformation de son groupe, enchaînant les sets carrés et putassiers à la manière des pires dinosaures du genre.
Malgré ce portrait vitriolé, certaines valeurs n'avaient pas changé. Ainsi, ses grosses lunettes le rattachaient à des seventies où le verre se portait fumé. Surtout, même plaqués sans grande conviction, ses riffs conservaient leur impact unique, aussi tranchants que cradingues. A la manière de cet increvable I Wanna Be Your Dog, joué deux fois certains soirs, tel l'hymne rock'n'roll qu'il était devenu. Sans surprise, on se dit que c'est ce riff qui restera de Ron Asheton, emporté par une crise cardiaque à 60 ans.


























No fun... ;-(
Rédigé par : Erwan | 06/01/2009 à 18:51