Il y a des artistes qui ressemblent à des rendez-vous ratés. Prenez Peter Von Poehl. A l'époque de son premier album, j'avais la tête ailleurs. On m'en parlait - dans les couloirs du bureau même! - j'opinais du chef et j'oubliais. Quand enfin un premier CD promo arriva, je le donnai sans regret à un collègue, toujours occupé à autre chose. Le second, annonciateur d'interview pour la presse, je le gardai. Mais renonçai à la rencontre comme au concert lausannois qui suivait, débarrassé de cette autre chose qui m'avait pris tant de temps, mais condamné à raser certains murs durant quelques semaines.
Quelques mois plus tard, l'occasion m'était donnée de réparer ce malentendu. Quelques chansons me trottaient dans l'oreille et Peter Von Poehl foulait la scène du Montreux Jazz Festival. Traînant en coulisses (ne me demandez pas ce que je faisais là-bas), je tombe nez à nez avec lui, presque à sa sortie de scène. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis allé lui parler, alors que je déteste faire ça d'habitude. Il a répondu à mon salut, je me suis présenté, nous avons échangé quelques mots. Et moi, aviné et couillon, je n'ai rien trouvé de mieux que de lui demander soudain pourquoi il n'avait pas joué The Bell Tolls Five, mon morceau préféré. Il a bredouillé, a semblé s'excuser et là, j'ai réalisé combien j'étais idiot. Je me suis excusé ensuite, lui ai raconté pour les couloirs du bureau qui eux aussi aimaient son disque, puis j'ai déguerpi, après une ultime révérence.
Plus tard encore, j'ai profité d'un reportage en terres jurassiennes pour écouter à hautes doses l'album du blond Suédois (ça fait cliché, mais c'est vrai). Et toujours plus tard, j'ai compris pourquoi j'aimais tant The Bell Tolls Five. Cette année, je me promets de ne pas manquer mon rendez-vous avec lui, à l'occasion de la sortie de son second album.





























Ouh la la que je l'aime aussi cette chanson, qq minutes majestueuses qui me font totalement quitter cette basse terre .
Rédigé par : Yannick | 30/01/2009 à 16:09
j'aime j'aime j'aime
une douceur remplie de rêves
assise dans la clairière au milieu de la terre , un silence se mélange à l'émotion qui apaise entres deux orages .
c'est magique _ le 17 Avril à Bordeaux
merci Peter
channé
Rédigé par : channé kiesser | 12/02/2009 à 01:05