Quatre Ecossais dans le vent Pas de quoi fouetter un chat pour autant.
Puisque je suis dans ma semaine "cassons de l'Ecossais", parlons un brin de Glasvegas. Un groupe fort en jeux de mots d'abord, contractant Glasgow et Las Vegas sans qu'on comprenne bien pourquoi, mais c'est joli. Un groupe fort en nappes de guitares ensuite (et qui doit donc être fort en chaussures aussi, histoire de ne pas trop s'emmerder durant ses séances de shoegazing). Un groupe fort en héroïsme enfin, construisant des mélodies ascenssionnelles que n'aurait pas renié le Bono d'avant le Prix de la Paix (le Bono jeune à cheveux longs, donc).
On imagine assez aisément la sainte trinité qui a présidé à la naissance de cette nouvelle sensation écossaise: U2, Jesus & Mary Chain et Bruno Masure. Et ce même si Glasvegas cite Phil Spector comme influence unique (le producteur américain? est-on tenté de leur demander; mais oui, il y a des grelots en arrière-fond!). Ajoutez-y ce vieux radoteur d'Alan McGee en parrain penché sur le berceau et les vilains chevelus de Metallica en ennemis à pourfendre (la bande à Lars Ulrich a tremblé jusqu'au bout pour sa première place au hit-parade briton l'automne dernier). Au final, vous obtenez un conte de fée dont la Grande-Bretagne a le secret, conte chevaleresque où le prompt cavalier brit-popeux règle son compte au mécréant rock-crasseux.
Le hic, c'est que le conte reste un conte. Comme Blur n'a pas fait vaciller Nirvana et la scène grunge, on imagine mal Glasvegas faire trembler la scène indie-rock actuelle outre-Atlantique. Pire, prisonnier d'une grammaire anglo-anglaise trop scolaire, le groupe écossais pourrait même peiner à s'imposer sur le Vieux continent, condamné à parader dans son enclave insulaire.
Tout cela ne serait pas très gave si à cette fatalité ne s'ajoutait un brio franchement discutable. Adulé par les médias de son pays, Glasvegas n'a ni le charme désuet de Belle And Sebastian, ni la puissance massive de Mogwai. Pas même les mélodies catchy de franz Ferdinand ou le spleen vénéneux d'Arab Strap. A dire vrai, on s'ennuie sec à l'écoute de ce premier album poussivement scolaire, participant d'un revival shoegazing/new-wave entendu maintes fois - et en mieux - chez les Américains, justement.
Reste que l'avènement de Glasvegas traduit à sa manière le retour d'une sale habitude de la presse musicale britannique: annoncer la huitième merveille du monde avec la régularité d'un métronome. Revenue d'années 90 difficiles et d'un début de siècle timide malgré quelques fulgurances, la perfide Albion semble avoir retrouvé sa pleine puissance de vendeuse à la criée. Mais à force de crier au loup, on risque bien de faire à nouveau la sourde oreille très bientôt, d'hausser les épaules et de lâcher un sec "cause toujours", même en Ecosse.




























ce disque est une daube sans nom ! je prépare la seconde salve. ;-)
Rédigé par : benoit | 27/01/2009 à 14:21
Alors pour te réconcilier un peu..beaucoup avec les écossais, écoute le premier album de The Phantom Band: Chekmate Savage.
Rédigé par : Le Mik | 27/01/2009 à 22:18
@ Le Mik:
Je vais essayer, tiens. Mais je suis déjà réconcilié avec l'Ecosse grâce à James Yorkston. En plus, il vient jouer près de chez moi en février.
Rédigé par : Christophe | 28/01/2009 à 00:21
Je souscris au conseil éclairé de Le Mik : le premier album de The Phantom Band m'apparait comme la grande claque d'air frais et enivrant de ce début d'année !
Rédigé par : ludod | 28/01/2009 à 08:56
phantom ..... mouai , autre groupe qui merite votre mauvaise bile sur les Glasvegas ???.... vous n avez pas passe les 30 ans , donc en donneur de lecons ... vous etes un peut leger dans votre analyse .... Franz ferdinand , mais avez vous au moins les deux premiers albums des TELEVISION ??? et la vous aurez compris ... si vous avez le recul pour celà ... je passe sur Mogwai ... qui outre leur son plombe , et excellent n 'ecrivent ni des chansons et racontent encore moins des histoires ....
mais contruisent du son , arab strap ne savent toujours pas ecrire des chansons , , normal ils sont toujours undergroud, , seull belle & sebastian .... semble avoir fait leur temps .... avant de taper sur MC ghee .... reprenez , les groupes underground , du label Postcards de glasgow des annees 80's ... et peut etre vous aurez la reponse sur ce que fait Glasvegas ....
faire du rock ce n'est pas rester dans sa cave , ou etre un chanteur rate ????
Rédigé par : blank regenaration | 01/02/2009 à 21:57
@ blank regeneration:
Je ne comprends pas tout à fait le sens de votre commentaire. Est-ce pour dire "c'était mieux avant" ou "Glasvegas c'est bien"? Dans les deux cas, je ne suis pas sûr de vous suivre...
Rédigé par : Christophe | 03/02/2009 à 14:57