Par Esther @ Cinetic Mess
Ici, plus rien n'existe, plus rien n'est vrai plus rien n'a d'importance.
Les grands espaces, les trous noirs, les silences exaltés aux contours agressifs. Si FAUST n'avait pas existé, si CAN n'avait jamais pu, cette ode noire aurait-elle pu être ? Les alentours ne se rencontrent plus vraiment, les étiquettes volent en éclats dans les rayons en dédale pour n'entendre que les craquements doucement attractifs, le sillon battant la chamade, le sillon creusant l'impossible, les notes revenant, une à une, encore et toujours, entêtante comme une ritournelle hypnotique, cette volette dont on ne parvient plus à se défaire, un espace grandiloquent et modeste à la fois.
Ce désert surpeuplé au point de ne plus compter les minutes qui s'effritent, une longue plage, sans sable, de quarante minutes, découpée en trois dunes accidentées, dont le moindre grain de sable fait dérailler la machine.
ONEIDA, c'est un peu tout çà. Vous n'avez rien compris ? C'est normal.
Sorte de post-rock psychédélique ultra répétitif drogué jusqu'à la garde de la musique des teutons de FAUST ou de CAN, dépassant les cadres habituelles des rayons gondolés, cette musique plutôt mal fagotée, et mal formatée se retrouve enfermée à côté de la dernière modernité vendant disques et tee-shirts à la pelle. Mais comment donc ? Un hasard, sans doute, qui ne durera point, le temps d'une verte nouveauté et qui vendra quelques galettes, à des curieux, ou à ceux qui savent que derrière le chaos, se cache une insondable beauté. Tout çà, vous le retrouverez dans le nouveau ONEIDA. Premier album d'un triptyque qui s'étalera jusqu'à la fin 2009 (dont le prochain, prévu en février 2009 sera un triple album !).


























A écouter à toute petite dose, ce Oneida...
Rédigé par : lyle | 27/12/2008 à 11:10