Par Sébastien Cevey @ Insomnia Bytes
Son univers s'étend cette fois de la pop stroboscopique (Orphaned) au proto-remix 8-bit du jazz/métal pourtant déjà copieusement déjanté de Shining (Nord Lead Three), avec un crochet par une ballade guillerette dans le château de Mario, qui vire tour à tour en rave pour enfants et en concours sonore évoquant un Herbert électronisé (The Entertainment).
Sur Which Song, la voix s'élève en fausset au dessus de draperies synthétiques bon marché et finit par rappeler, malencontreusement, la figure de l'abominable Mika. S'ils partagent des instrumentations numériques clairement lo-fi, Max Tundra dépasse exponentiellement la paresse artistique de la coqueluche libanaise en glorifiant ses racines numériques sans le moindre complexe d'infériorité.
Car c'est bien la combinaison de sonorités cheap et du génie créatif de Max Tundra qui forment l'âme de Parallax Error Beheads You, l'un des albums les plus riches et exaltants de l'année.
Parallax Error Beheads You
Domino/Musikvertrieb
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