Fredrika Stahl - Tributaries
Par Gabriel Omnès @ Sens Uniques
A l’heure où les majors inondent les rayons de jazz vocal de chimères interchangeables conçues dans les laboratoires de leur service marketing, le second album de Fredrika Stahl constitue une excellente nouvelle : on peut être belle, blonde, chanter du jazz mâtiné de pop, et ne pas être un pur produit commercial. A 25 ans, la Suédoise désormais installée en France livre un album aphrodisiaque, antidote idéal contre l’ennui qui suinte des galettes de certaines de ses collègues.
Tout au long de Tributaries, la voix caressante de la jeune femme exerce son pouvoir de séduction. Mais Fredrika Stahl ne se contente pas de capitaliser sur ce don de la nature. Elle impressionne également par ses textes légers comme la soie qui collent au corps de compositions bien balancées. Sucrée sans être doucereuse, sensuelle mais jamais racoleuse, sa musique parvient à marier l’exigence du jazz et le plaisir immédiat de la pop. Les morceaux de Tributaries (Affluents) se situent au confluent de toutes les musiques, de la folk (I’ll win your heart) au funk (Irreplaceable) en passant par le reggae (One Man Show). Cela pourrait tourner au catalogue fastidieux. Fredrika Stahl évite l’obstacle et impose son style débarrassé de tout oripeau ostentatoire. Epaulée par des musiciens impeccables, elle nage avec la même aisance dans le torrent d’un big band ou dans les eaux calmes d’un arpège de guitare acoustique. Autant de bonnes raisons de narguer l’hiver en s’allongeant à ses côtés sur ces onze plages qui sentent bon le sable chaud.














Merci pour cette magnifique découverte. Elle est belle, mais en plus elle est très talentueuse.
J'aime beaucoup!
Rédigé par: Alexandre | 01/01/2009 at 14:28