Miam miam La tentation c'est bien. Mais y céder c'est parfois dangereux. Tentons le diable quand même...
Quant j'étais enfant, je n'arrivais pas imaginer que deux chansons puissent porter le même nom. Pire, la réutilisation dans les titres d'un seul mot - même entouré d'autres ou décliné au pluriel - me laissait persuadé que j'allais retrouvé une chanson connue, un brin transformée peut-être. Par exemple, le jour où j'ai acheté Very des Pet Shop Boys (que celui qui n'a jamais péché me jette la première pierre), j'étais persuadé que le morceau intitulé Yesterday, When I Was Mad serait une sorte de reprise un peu déjantée du Yesterday des Beatles. Autant dire que j'ai vite déchanté.
Aujourd'hui encore, je ne m'explique pas cette touchante naïveté. Surtout face au rock, étrange machine au vocabulaire sérieusement limité. Je ne suis pas statisticien, mais j'imagine aisément le botin nécessaire pour répertorier toutes les chansons dont le titre mentionne le mot "love". Ou le mot "death". Ou le mot "rock'n'roll" (couplez le tout et envoyez le titre obtenu à AC/DC en vue du tracklisting de leur prochain album). Si je me souviens bien, c'est un peu pour ça que j'ai créé cette section au début de l'année. Même si je n'ai pas beaucoup exploré ce champ depuis. Je me rattrape un coup ce matin avec trois chansons intitulées Temptation, jouant chacune à leur manière la mélancolie de la tentation - assouvie ou non - ici aérienne, là éraillée, là-bas dansante.
1. James Yorkston - Temptation (extrait de When The Haar Rolls In)
2. Tom Waits - Temptation (extrait de Frank's Wild Years)
3. New Order - Temptation (extrait de Substance)




























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