Fais comme l'oiseau "Oh no" dit Andrew Bird, travaillant sur son quatrième album. "Oh oui" lui répond-on après en avoir entendu un titre.
Franchement, je dois avouer être de ceux qui n'ont pas été convaincus par Armchair Apocrypha, troisième album d'Andrew Bird sorti l'année dernière. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Jusqu'à me dire que l'album n'était pas tout à fait une fin en soi et que la tournée qui suivrait me ferait donner raison à ces chansons qui me laissaient sceptiques. Et puis non. Trop électrifié, trop entouré, l'oiseau perdait de sa grâce en quittant le nid, n'effleurait la magie qu'à quelques rares instants, quand il daignait reprendre ses chants d'oisillon (Why? notamment).
Essayé pas pu, donc.
Heureusement, les dernières nouvelles sont meilleures. Après avoir rejoint Wilco pour quelques concerts, Andrew Bird a pu profité de leur studio d'enregistrement pour mettre la main à la pâte à un quatrième album prompt à nous réconcilier (lui et moi, donc). Mieux, histoire de faire patienter ceux qui attendent d'entendre, le musicien de Chicago participe à un blog sur le site du New York Times - "Measure for Measure" - afin de raconter le mystère de l'écriture musicale, aux côtés d'autres troubadours renommés, comme Suzanne Vega ou Rosanne Cash. Et pour les impatients, voilà qu'il dévoile ces jours un premier extrait réjouissant. Il sifflote à nouveau, retrouve de la légèreté sans perdre en ambition, l'envergure pouvant finalement se concilier avec majesté. Cela s'appelle Oh No, mais on a plutôt envie de dire oui. L'album sortira en janvier prochain, mais si blog et chanson ne suffisent pas pour patienter, un disque live est également en vente sur le site d'Andrew Bird. Certes, ça fait beaucoup, mais l'oiseau n'est pas très regardant lorsqu'il (re)construit son nid.


























Ah Andrew Bird, sa classe "aérienne", son songwriting délicat et raffiné, sa voix remplit d'émotions ! Perso, j'ai adoré "Armchair Apocrypha", album nettement plus rock sans toutefois en avoir oublié l'émotion et la délicatesse qui le caractérisait. Il clôturait ainsi en beauté son triptyque entamé en 2004 avec le très épuré "Weather Systems". Quelques mois seulement après est sortie un superbe LP 8 titres, "Soldier On", sur son label Fargo (label de très haute tenu). On retrouve 2 morceaux de "Armchair Apocrypha" remixés et des inédits. Ce mini album se termine sur une reprise tout en retenu de Bob Dylan, "Oh Sister" ! Sublime !!!
Quand à ce nouveau titre, il annonce un bon album. Vivement janvier !!!
Merci Christophe pour ce moment de douceur et de grâce.
Rédigé par : Francky 01 | 10/10/2008 à 19:55
merci pour cet article!
par contre, mes oreilles m'ont joué un tour ou c'est bien l'une de ses chansons qui est utilisée dans la publicité pour la RSR à la télévision?
Rédigé par : cvrin | 15/10/2008 à 12:38
@ crvin:
Tes oreilles vont bien. C'est bien "Plasticities" qui sert de bande-son à cette publicité. Espérons que ça fera des royalties à l'amie Andrew.
Rédigé par : Christophe | 18/10/2008 à 18:23
tant mieux pour Andrew Bird, mais il aurait été bien de mettre en avant un artiste Suisse non? surtout pour pour la Radio Suisse Romande :(
Rédigé par : cvrin | 23/10/2008 à 11:42