Emo Country Boy Sous son nom plutôt que sous celui de Bright Eyes, Conor Oberst livre un de ses meilleurs albums. Plus roots, moins chèvre.
Allez, j'avoue: je suis de ceux qui surnomme Bright Eyes la chèvre folk. Voilà, c'est dit. Mais ne vous y trompez pas: je suis aussi de ceux qui chérissent Fevers and Mirrors et Lifted Or The Story Is In The Soil.
La suite m'a par contre laissé plus sceptique. L'enfant prodige donnant la sale impression de se singer lui-même, quand il ne partait pas en vrille pour cause de tentatives expérimentales maladroites (Digital Ash In A Digital Urn). Qu'attendre donc d'un album (le premier) sous son véritable patronyme de Conor Oberst. Rien peut-être. Ou tout.
Et c'est le tout qui l'emporte, dès la première écoute. Revenu de ses errances, Oberst se revisite avec une maturité accrue. Rêches et tendues, les chansons les plus rock jouent l'économie, tant dans leurs effets que dans le trémolo. Plus arrangés, les titres à tendance country-folk brillent par des instrumentations à niveau, évoquant les passages les plus terreux de Lambchop ou Calexico. Au final, si cet album éponyme de surprend pas forcément, il replace Bright Eyes/Conor Oberst parmi les valeurs refuges d'une scène folk électrique et électrisante. Et c'est déjà une bonne nouvelle.
Conor Orbest
Conor Oberst
Wichita/Universal




























Hey, t'es fou ou quoi ??! Digital Ash in a Digital urn est mortel !!!
Rédigé par : sylvain | 11/08/2008 à 23:36
D'accord à 400% avec Sylvain...
Rédigé par : Bruno | 12/08/2008 à 10:01
Nous avons chroniqué son magnifique album ici > http://youcanroll.blogspot.com
Bonne continuation!
Rédigé par : Lucy | 22/09/2008 à 18:28