Barbara Carlotti - L'idéal
Carlotti plutôt que Carlita C'est aussi ça la chanson française: l'art de savoir choisir.
C'est une chanteuse française, d'origine italienne. Elle publie en 2008 son troisième album. Le premier sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
Voilà qui vous rappelle sûrement quelque chose. Et pourtant non. Même si le distributeur suisse est le même, il ne s'agit pas d'un énième article sur Carla Bruni.
Barbara Carlotti - puisque c'est d'elle qu'il s'agit - c'est autre chose. Même si on pourrait trouver quelques similitude. Ce goût pour des arrangements désuets, par exemple. Sauf que ce qui sonne faux chez Bruni sonne juste chez Carlotti. Barbara assume avec ironie ces ambiances surannées, évoquant parfois Françoise Hardy, mais qu'on aurait relooké façon Bertrand Burgalat plutôt que Carpentier. Et c'est là tout le charme. Dans la poche de Carlotti, on retrouve aussi bien une certaine chanson française qu'une pop décalée, voisine des miniardises de Neil Hannon ou des miniatures du Daho des débuts. L'idéal pour l'été.














Je ne vois pas très bine la comparaison avec Carla Bruni, utiliser des sons rétro se répand comme une maladie dans tous les styles musicaux mais Barbara utilise les sons et les modernise là est l'intérêt ;-)
Rédigé par: saab | 15/07/2008 at 13:29
@ saab: La comparaison est explicitée dans le premier paragraphe. Et tient plus de la boutade que du parallèle musical.
Sinon, plus qu'une modernisation, je suis séduit par la manière d'assumer avec une certaine ironie un côté suranné.
Rédigé par: Christophe | 15/07/2008 at 13:55
Ouais, c'est une question complexe, cette histoire de sons rétros. Parce qu'un violon, une guitare électrique, un piano, quand on pense à l'histoire de l'instrument, c'est de toute façon hyper rétro d'en faire usage aujourd'hui. La musique a une longue histoire, et j'y vois moins une "maladie" qu'une richesse extraordinaire. Ce qui est plus gênant, c'est quand des artistes se réfèrent de manière stéréotypée à une période donnée, sans aucune conscience du temps qui passe, genre les Libertines ou The Coral avec les sons sixties... Chez Barbara Carlotti, ça tient plus d'une conscience historique bien digérée, je trouve, et c'est ça qui me séduit.
Rédigé par: Fauve | 15/07/2008 at 21:42