The Smiths - How Soon Is Now
Papy fait de la résistance The Cure annonce un single par mois de mai à septembre, histoire de faire monter la sauce pour son nouvel album.
Ces dernières semaines sur ce blog, vous aurez échappé aux annonces suivantes:
- Nine Inch Nails offre gratuitement son nouvel album en téléchargement
- Coldplay offre gratuitement son nouveau single en téléchargement
- Metallica songe à offrir gratuitement quelque chose en téléchargement (là on rit, mais c'est vrai)
Finalement, tout le monde trouve quelque chose à tirer du net, d'un album en pré-écoute sur Facebook ou Last.fm à un MP3 généreusement lâché dans la nature. C'est bien joli, mais le but de ces opérations reste le même: faire parler de soi et, avec un peu de chance ou de naïveté, vendre des disques ou des tickets de concerts. Et c'est là qu'arrive The Cure, histoire de prendre le contre-pied de tous ces convertis du grand barnum numérique. Le groupe de Robert Smith annonce en effet la sortie d'un single par mois, de mai à septembre, pour faire monter la température avant la publication de son treizième album (un extrait du premier single, The Only One, en écoute sur le site du groupe). Tous les 13 du mois - ben oui, on se refait pas - les fans pourront ainsi acquérir un petit bout de l'album. Mais attention, pas de MP3 ici, mais des disques, des vrais, avec faces A et B (histoire d'offrir un peu d'inédit aux patients acheteurs).
Un brin anachronique - voire rétrograde - l'opération éveille pourtant le souvenir d'un âge d'or de la pop, où les singles étaient attendus comme autant de petits messies. Des premiers 45 tours des Beatles aux singles de Noël des rigolos de la brit-pop (remember Whatever et ses cordes kitsch), le bon vieux 7" avait encore un présent et réservait même parfois de belles surprises. Champions du genre, The Smiths n'ont-ils pas pondu autant de pépites dans ce format que sur albums? Un rapide coup d'oeil à la discographie du groupe suffit à répondre par l'affirmative. Ask, Panic, Shakespeare's Sisters ou encore Heaven Know I'm Miserable Now sont autant de petites veuves et orphelines au sein d'une discographie limitée à quatre albums studios. Sans parler de How Soon Is Now? et Please, Please, Please Let Me Get What I Want, faces B du 12" William, It Was Really Nothing, avant de devenir des classiques, voir une face A et l'un des plus grands succès du groupe pour la première.
Avec cet exemple en tête, on se dit que The Cure nous réserve peut-être de jolies surprises. Et offre une plus belle réponse au monde moderne que Chris Martin ou Trent Reznor.
PS: A la vision de cette vidéo, on se demande si Morrissey n'est pas le véritable inventeur de la Tecktonik...














En fait, les 2 manières sont intéressantes à mon avis.
Acheter un disque reste encore pour moi un plaisir, quelque chose de spécial à chaque fois, ôter doucement le cellophane, l'odeur du neuf, installer la galette et l'écouter en boucle 10x le premier soir.
Et d'un autre côté, un artiste qui sort seul son projet comme ça, quand il veut et qui laisse le choix du paiement (je paierais bien qqch pour le dernier NIN, directement à Reznor), la démarche est pas mal aussi...
Rédigé par: Marc | 08/05/2008 at 08:06
Le groupe Clinic avait mis un single gratuit en ligne AVEC une face B...
Le problème actuel du single finalement est qu'il n'y a plus en général qu'une face B par format ( et encore combien de morceaux live, demo, remix ou de reprises ), alors à part pour les groupes qui n'ont pas encore d'album à venir, l'intérêt du single disparait.
Mais en effet, combien de pépites se sont retrouvées en face B...
Rédigé par: lyle | 08/05/2008 at 14:35