La scie a faim Et dévore le coeur. Une drôle d'image, pour un retour inattendu.
L'autre retour du printemps - à côté du come-back flamboyant de Portishead - c'est celui de Tindersticks. Moins attendu, mais tout aussi inespéré, il tombera dans les bacs en même temps que celui du groupe de Bristol. Et devrait passer bien plus inaperçu.
Réduit à un trio - Dave Boulter, Neil Fraser et Suart Staples - le groupe de Nottingham s'offre un septième album comme un nouveau départ. The Hungry Saw referme un chapitre, une histoire restée trop secrète et restera peut-être sans suite. Ou pas. Mais si Tindersticks est mort, on peut crier vive Tindersticks quand même! Ce qui est déjà pas mal. Puis on écoute, un brin angoissé par ce qui va venir.
On pense bien sûr aux albums solo de Stuart Staples sur certains titres. On n'arrive pas tout à fait oublier l'absence du violon de Dickon Hinchliffe, ni la batterie métronomique de Al Macaulay. On ne retrouve pas la mélancolie poisseuse des premières années. Mais au final, The Hungry Saw est tout sauf honteux. Même, il réserve de très belles surprises, tels la soul lancinante de Yesterdays Tomorrows ou le swing pâteux de Come Feel The Sun. Ou encore la relecture inspirée de la face B E Type Joe - devenue ici E Type - rehaussée par les cuivres du fidèles Terry Edwards. Ou enfin le retour à de instrumentaux miniatures, kitsch (The Organist Entertains) ou mélancoliques (Introduction).
Oui, ce Tindersticks 2008 est une belle surprise. Sans doute anecdotique pour tous ceux qui ne connaissent - ou n'aiment - pas le groupe. Les autres sauront l'apprécier à sa juste valeur, voire un peu plus encore. Et en attendant sa sortie officielle, on patiente avec ce petit trailer sur la mélodie d'Introduction.




























Et bien il a la pêche, le chien :-)
Rédigé par : Crunch | 22/04/2008 à 11:22