20 Editors - An End Has A Start (PIAS/Musikvertrieb)
Mieux que de marcher sur les traces de Joy Division, Editors ose zébrer les ténèbres new-wave de quelques éclairs lyriques. Ou comment lancer un pont du Manchester d'Unknown Pleasures au Dublin d'October. La stridence des guitares rappelle U2, tandis que piano grave et rythmiques métronomiques, renforcent le romantisme noir d'une voix au magnétisme électrique. Pas forcément original, mais diablement efficace!
19 The Innocence Mission - We Walked In Song (Fargo/Irascible)
Une
voix féminine presque enfantine, au phrasé si particulier. Des lignes
de guitares claires, acoustiques le plus souvent, brodant des textures
aérées, juste ce qu'il faut. Quatorze chansons qui ne
paient pas de mine, séduisent sans s'en donner l'air. Un très joli album de pop-folk, dépouillé et fatalement touchant.
18 The National - Boxer (Beggars Banquet/Musikvertrieb)
La perfection jouerait presque des tours à ces New Yorkais. Trop léché, trop évident, Boxer donne l'impression d'être lisse, les chansons s'enchaînant comme naturellement. Il faut y revenir, après avoir laissé passé un peu de temps, pour réaliser la beauté de ces chansons, la délicatesse de l'écriture, la finesse de l'émotion que dégage The National, grand groupe trop discret.
17 Thurston Moore - Trees Outside The Academy (Ecstatic Peace/Irascible)
En s'évadant de
Sonic Youth, on imaginait Thurston Moore replonger dans les abîmes
expérimentales. L'éternel adolescent préfère
pourtant s'offrir une virée folk et acoustique, agrémentée
de quelques cordes et de chœurs féminins. De ce canevas à
la facture classique, Moore extrait un bijou lo-fi, brut et délicat
à la fois, qui l'intronise en songwriter subtil.
16 And Also The Trees - (Listen For) The Rag And Bone (AATT/Irascible)
Au mieux dans l'ombre de The Cure, au pire sous-estimé durant les
années 80, le groupe de Simon Huw Jones vieillit décidément bien.
Refusant l'auto-parodie ou le lifting rock, And Also The Trees cultive
son univers musical, y mêlant ambiances cinématographiques, incises
folk, touches jazz, chant théâtral ou sobre, et, bien sûr, un soupçon de ténèbres
électriques.
15 Emily Haines & The Soft Skeleton - Knives Don't Have You Back (Last Gang/Phonag)
Même si sa page MySpace l'annonce "black metal", la chanteuse de Metric
en solo ne fait ni dans le rock lourd, ni dans l'humour. A peine dans
la noirceur même. Mélancolique et onirique, Knives Don't Have You Back
oscille plutôt entre bleu et gris, porté par une voix
éthérée et mature à la fois, à l'image de cette collection de chansons
plus denses qu'elles n'en ont l'air.
14 Okkervil River - The Stage Names (Jagjaguwar/Irascible)
Rugueuse, presque rustique, la pop de ces Américains s'abreuve à un folk électrique, pour y puiser une vérité qui transparaît à chaque mesure. En 9 chansons à peine, The Stage Names emmène cette formule à son sommet, pour un voyage subtil et captivant parmi plus d'un siècle de musique US, des racines au rock, des cow-boys aux Beach Boys.
13 Broken Social Scene presents: Kevin Drew - Spirit If... (Arts & Crafts/Universal)
Ne pas se fier à l'impression d'album solo. Juste lire le nom. Composé par Kevin Drew (seul), ce Spirit If... est interprété par Broken Social Scene (collectif). Résultat de l'équation, un successeur plus pop à l'album éponyme sorti en 2005, toujours aussi inventif et amateurs de loopings en tout genre.
12 Low - Drums And Guns (Sub Pop/Irascible)
La première écoute
peut désarçonner. Il faut alors laisser l'album
reposer, y revenir plus tard. En choisissant un minimalisme
explicite, Low déçoit puis surprend, séduit
insidieusement. Voisin des titres qui referment le Unknown Pleasures
de Joy Division, ce Drums And Guns invente une liturgie rachitique,
un blues numérique dont la noirceur glacée recèle
une puissance latente.
11 Panda Bear - Person Pitch (Paw Tracks/import)
Composé pour la naissance de sa
fille, cet essai solo du batteur d'Animal Collective s'apparente à une
symphonie synthétique vers l'âge adulte. Collages, boucles et refrains
obsédants s'accolent pour faire voyager la musique du new-yorkais entre rivages
expérimentaux et vibrations pop. Un trip hypnotique stupéfiant et apaisant.


























diablement efficace et superbe en live au Fri-Son !! j'ai juste regretté qu'il ne termine pas par Well Worn Hand, ce qui m'aurait achevé ! Grande scène du Paléo 2008 ?!
Rédigé par : marc | 13/12/2007 à 07:57
Le Low est bon, même si on reste loin des merveilles du tout début...
Rédigé par : lyle | 13/12/2007 à 14:47