L'année dernière, le premier album de Beirut s'était imposé comme une évidence. Un songwriting immédiat et délicat, souligné d'une réelle originalité grâce au croisement qu'il opérait entre pop et folk made in Balkans. En une écoute à peine, Zach Condon gagnait les coeurs, jusqu'à se hisser haut, très haut dans le classement annuel de ce blog. Restait à confirmer.
Je serai malhonnête de cacher la petite déception que m'ont procuré les premières écoutes de The Flying Cup Club, second chapitre des aventures discographiques de Beirut. Rien de décevant ni de grave, non, mais pas de surprise, ou presque. Condon a déménagé à Paris, découvert Brel et Aznavour, et tout naturellement la musette, le français (pour les titres), des morceaux de Godard et des arrangements classieux - sur un mode léger tout de même - remplacent par instants le folk balkanique dans son coeur. L'effet n'est pas renversant, à peine déboussolant, la voix et l'écriture restant celles découverte avec The Gulag Orkestar, telle une recette. Mais une recette digne d'un grand chef, heureusement.
Car passé cette absence de surprise, l'art subtil et fragile du songwriting de Beirut transparaît par instants et ne pousse pas à bailler comme le petit Zach sur la photo (hu hu hu). Surtout, avec ce chant unique entre urgence mélodique et mélancolie voilée, on retrouve parfois l'émotion qu'avait fait naître la première écoute de Postcards From Italy ou Rhineland (Heartland). Une émotion qui devrait gagner nombre de nouveaux auditeurs grâce à ce second album attendu et maîtrisé. Et ce n'est que justice pour ce petit bonhomme décidément venu d'ailleurs.





























C'est pas vrai, j'adore Justin Timberlake et ça marche du tonnerre de dieu! Et Joy Division, et Radiohead aussi, ça cartonne... Poémique à part, c'est très beau, ce Beirut, et c'est fou comme il y a des trucs qui ressemblent à Nantes, je pense à la ville de Yann Tiersen.. Comparez "A Sunday Smile" avec "Monochrome" du Breton, c'est patent, et en plus Zach, il chante comme Dominique A, non? Etrange.....
Rédigé par : Fauve | 23/10/2007 à 21:34
100% d'accord pour la ressemblance avec Tiersen. Moins pour la voix de Dominique A, mais je peux comprendre ton impression.
Et cet album prend déjà la poussière chez moi.
Rédigé par : Christophe | 23/10/2007 à 21:39
"100% d'accord pour la ressemblance"
0_0!!! Quoi? mais vous êtes des grands zoufs de la life vous, ce sont trois artistes dont je suis particulièrement féru et la ressemblance je le pense, n'y serait qu'autant que si vous parliez de trois enfants jouant dans un même parc.
Ils n'ont de commun qu'[un[e [ =) ] aire de jeu(style poly-instrumental peu commun pour une culture commerciale) tout en gardant chacun leur identité au combien singulière bien qu'appelant un ressenti similaire de talent et d'émotions apaisantes de plénitude.
Rédigé par : Oli | 10/10/2008 à 20:06
@ Oli:
Relis-moi en entier. Je ne dis pas que je suis d'accord pour dire que Beirut, Dominique A et Yann Tiersen font la même chose. Par contre, je dis bien qu'il y a des similitudes frappantes entre ce second album de Beirut et les compositions de Yann Tiersen. Par exemple sur "Nantes", mais également sur d'autres morceaux.
Quant à cette singularité que tu évoques, rappelons quand même qu'avant Yann Tiersen il y avait déjà Pascal Comelade et qu'avant Beirut on pouvait déjà écouter A Hawk And A Hacksaw. A zouf de la life, zouf de la life et demi...
Rédigé par : Christophe | 11/10/2008 à 15:55