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27/09/2007

Un forum, tout neuf!

Poursuite des transformations avec la création d'un forum de discussion, annexe de ce blog.

L'adresse: http://www.syldavie.ch/Forum/phpBB2/index.php

Depuis sa création, ce blog a réuni des lecteurs fidèles ou occasionnels, partageant souvent une même passion pour la musique, son actualité et ses découvertes. Ce forum permet de prolonger la discussion, adoptant un format plus participatif (© Ségolène Royal). De quoi alimenter les échanges musicaux, mais aussi dans d'autres domaines.

L'idée de créer un forum vient de là, tout simplement. Reste à en faire un endroit sympa. Mais pour ça, je vous fais confiance.


EDIT: Et n'ayez pas peur de vous inscrire. Nous sommes plutôt sympathiques...

26/09/2007

Joy Division again

Jd J'avais 15 ans, lorsque j'ai découvert Joy Division. Un ami avait acheté le CD de Closer et nous avions passé une soirée, puis une nuit, à l'écouter en buvant. Pas une chanson faible, de la rythmique hypnotique d'Atrocity Exhibition au brouillard synthétique de Decades. Au réveil, le disque tournait encore, inlassablement. Très vite, j'achetais la compilation Permanent, fraîchement arrivée dans les bacs, et découvrais d'autres chansons encore (Love Will Tear Us Apart, Atmosphere, She's Lost Control), explorant la palette et l'évolution du groupe.

Plus tard encore, j'achetais un imper sombre. Puis un poster de Closer. Le vinyl d'Unknown Pleasures dans une brocante. Des bootlegs en cassettes. Le livre de Deborah Curtis enfin, Histoire d'une vie, chez Camion Blanc. La trajectoire de Ian Curtis et de son groupe me fascinait. Cette voix d'outre tombe, jamais grotesque cependant. Ces textes où se télescopaient littérature (Ballard), histoire et phobie malsaine. Et puis la basse de Peter Hook, en avant, lançant ses mélodies tendues et profondes. Les nappes de guitares de Bernard Sumner, se muant en brumes de synthés. La batterie de Stephen Morris, punk puis électronique, déchaînée ou presque sourde.

Plus que cette fascination, Joy Division m'a ouvert des portes, révélé des passerelles vers d'autres musiques. Nick Cave, Einstuerzende Neubauten, The Velvet Underground, Sonic Youth, The Cure, Dominique A, Mogwai, Godspeed You! Black Emperor et d'autres encore. Logiques ou non, mes passions musicales trouvent leur source dans cette première écoute de Closer, fonctionnant comme la porte qu'une main ouvre à l'intérieur d'Unknown Pleasures.

A force de nouvelles découvertes j'ai cependant fini par revenir moins souvent à Joy Division, jusqu'à laisser les disques prendre la poussière, jaunir le poster, prêter le livre. Et puis j'ai rencontré d'autres fans à l'université, venu au groupe sur le tard, au terme de l'adolescence. Ils voulaient former un groupe et mon vieux rêve est revenu. Pendant six mois, j'ai répété avec eux dans une grange en bordure d'une route paumée, m'improvisant chanteur. Disorder, Shadowplay, New Dawn Fades, nous revisitions le répertoire d'Unknown Pleasures avec nos maigres connaissances musicales, entre imitation et fascination. Joy Division m'avait repris.

Je ne pensais pas revivre ça à nouveau, du moins pas de manière aussi éclatante. Et puis avant-hier j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres les rééditions d'Unknown Pleasures, Closer et Still. Passé le packaging surperbe et le remastering de bon niveau, je me suis promené parmi les trois lives proposés en bonus. Arrivé au troisième, la claque. High Wycombe Town Hall, 20 février 1980. Le son est brut, plein d'imperfections. Mais l'énergie est imparable. La batterie claque et enrage, mention à l'ouverture sous emphétamines punk de Disorder. La basse frappe, claire et martiale. La guitare suinte l'électricité en arrière-plan, puis se tait, laissant les synthés malsains prendre le pouvoir sur Isolation. Sommet du concert, Love Will Tear Us Apart n'a jamais sonné aussi bien, porté par la voix unique et maîtresse de Ian Curtis. Même les enregistrements du soundcheck, ajoutés en fin de disque, sont incontournables, révélant notamment une version alternative de The Eternal.

Comme une piqûre de rappel, un satori, une évidence: Joy Division fut et reste un grand groupe. Un des rares qui comptent vraiment. Et ce n'est pas à son histoire macabre ou à sa descendance qu'il le doit, mais à sa musique. Sa musique seulement.

Up JdpJds







Unknown Pleasures / Closer / Still
WEA/Warner

Mieux vaut être sourd que d'entendre ça

C'était prévisible. Avec l'annonce de la sortie de prison de Bertrand Cantat - à mi-peine, soit après 4 ans - les juges du dimanche allaient sortir du bois. Des comptoirs des bistrots aux colonnes des journaux, qui de remettre en question les remises de peine pour conduite, qui de rappeler le drame de Vilnius, qui de plaider pour la réforme d'un système judiciaire trop méconnu.

Mais comme je ne suis pas juge, je me tais.

C'était prévisible égallement. Avec l'annonce de la sortie de prison de Bertrand Cantat, les critiques du dimanche allaient sortir du bois. Et se doubler de moralisateurs. Des comptoirs des bistrots aux colonnes des journaux, qui d'annoncer fièrement avoir jeter ses disques de Noir Désir, qui d'assimiler l'homme à l'artiste, qui d'avoir évincer Le vent nous portera de son iPod.

Comme je suis critique, je l'ouvre. Et leur souhaite bien du plaisir avec l'intégrale de Gilbert Montagné, chanteur gentil et qui ne fait pas de vague.

Pour ma part, voici deux vidéos pour rappeler que Noir Désir est avant tout un grand groupe, sur disque et sur scène.

25/09/2007

L'inrockuptible n'est pas incorruptible

Et vous, vous lisez Les Inrocks? Pardon, je veux dire, vous lisez ENCORE Les Inrocks? Et bien moi oui. Mais vous me direz, c'est facile, j'ai un abonnement à l'oeil au bureau. Toujours est-il qu'on y trouve de tout en ce moment. Du buzz justifié, de la hype à côté de la plaque, des retours de hype inattendues, des retours de bâton bienvenue, voire encore des pré-buzz dont on ne sait que penser.

Face à ce charrabia, le lecteur des Inrocks aura reconnu le langage du désormais traditionnel "ça va ça vient", baromètre hebdomadaire qui trouve sa place dans les pages Actu du magazine. Pour les autres, un exemple:

Baromtre C'est rigolo, c'est vite lu et on y apprend parfois 2-3 trucs. Tellement bien que la semaine dernière Les Inrocks proposaient non pas un, mais deux baromètres! Sauf que le second ne se nommait plus "ça va ça vient", mais "Baby Shambles Pete Forever". Hmm...

Baropub En réalité, une publicité, reprenant le design de l'habituel baromètre. Un publi-reportage dans le jargon, balisé par un discret "(publicité)" au-dessus, histoire de ne pas contrevenir aux lois, tout en jouant sur l'illusion d'offrir du rédactionnel au lecteur.

A une époque où les annonceurs ont l'appétit de plus en plus vorace au moment de décider de la forme que prendront leurs publicités on peut se demander si Les Inrocks avaient vraiment besoin de donner les clefs de leur graphisme rédactionnel de cette manière. De quoi ouvrir une brèche de plus pour les annonceurs et poursuivre dans l'entreprise de brouillage des frontières entre rédactionnel et publicitaire. Rien de bon pour la suite...

24/09/2007

Thurston Moore - Fri/End

Thurston Voilà un album solo pour le moins inattendu. Non que le chanteur de Sonic Youth ne soit coutumier des escapades - en solitaire ou accompagné - mais jusqu'ici, il avait surtout profité de ces vacances soniques pour défricher des territoires expérimentaux entre jazz, noise et musique contemporaine.

Douze ans après Psychic Hearts, on découvre aujourd'hui le visage de songwriter de Thurston Moore, sur un étonnant Trees Outside The Academy. Mais loin d'être un simple écho à une chanson comme Winner's Blues qui ouvrait l'album Experimental Jet Set And No Trash de Sonic Youth, ces nouvelles compositions refusent l'économie drastique des moyens. Violon discret, cordes aériennes et choeurs légers (notamment Christina Carter, moitié de Charalambides) habillent avec grâce et parcimonie les 12 chansons de ce nouveau disque solo.

Pas de quoi perdre le Nord pour autant pour les fans du groupe New Yorkais. Des sonorités de certaines lignes de guitares aux structures et autres tempi, Thurston Moore n'oublie pas ses origines soniques. Quant aux dérapages bruitistes et bidouilleurs propres à Sonic Youth, ils subsitent par instants brefs, d'une intro brouillard à un instrumental isolé (Free Noise Among Friends). Ou encore sur Wonderful Witches, brûlot lo-fi ramassé qui évoque une hypothétique démo acoustique enregistrée par le groupe.

Tm_toa Thurston Moore
Trees Outside The Academy
Cargo Records/Irascible

www.sonicyouth.com

Télécharger le MP3

21/09/2007

Control again

Une autre bande-annonce, plus longue. Et toujours la pétition...

EDIT: Nous sommes une cinquantaine pour l'instant... pas encore assez...

20/09/2007

Une pétition pour Joy Division


 

Jamais le spectre de Joy Division n'aura été aussi présent. Tristement d'abord, avec la mort de Tony Wilson il y a quelques semaines, la séparation annoncée de New Order dans la foulée. De manière tutélaire ensuite, avec la multiplication des musiciens citant le groupe de Manchester en influence, jusqu'à en offrir une transcription moderne à l'image d'Editors ou d'Interpol. Sur un mode dépoussiérant enfin, avec la sortie des deux albums du groupe et de la compilation Still en version (enfin!) remasterisées, accompagnées de trois lives. Le tout pour la fin du mois.

De quoi se réjouir. Seule ombre au tableau, Control, le film consacré au groupe mancunien, semble devoir bouder la Suisse. Présenté à Cannes au printemps, annoncé en France pour la fin de ce mois, impossible d'en trouver mention dans l'actualité cinématographique suisse de l'automne. Allons-nous être privés de ciné? De quoi enrager. Surtout quand on sait que le film est signé Anton Corbijn - clipeur attitré de Depeche Mode - et après avoir jeter un oeil à la bande-annonce.

L'idée est donc de recueillir ici les signatures de tous les mélomanes  qui comme moi voudraient pouvoir découvrir Control sur grand écran (c'est mieux qu'en Divix quand même). Il vous suffit de laisser en commentaire de ce post votre nom, votre prénom et la ville où vous vivez (en Suisse, de préférence). Si les "signatures" atteignent un nombre conséquent, je me chargerai de les mettre ensemble et d'adresser un courrier aux différents distributeurs suisses, pour faire part de l'intérêt pour Control et demander sa sortie sur les écrans helvétiques. On peut rêver, mais rêvons ensemble (slogan déposé).


J'attends donc vos signatures et n'hésitez pas à faire passer le message pour inviter d'autres fans de Joy Division à venir parapher cette (post) pétition.

De la marge à la lumière

Folkouv Rééditions, reformations, relectures, etc. Les coups d'oeil dans le rétroviseur du rock se succèdent et ne semblent pas devoir s'interrompre. Entre piqûre de rappel et coup de nostalgie, on applaudit des retours inespérés, on célèbre des albums cultes ou on se gave de bonus en versions remasterisées. A croire que l'on n'est pas sorti du syndrome fin de siècle, qu'on se fait un malin plaisir à ranger, ordonner, organiser, au cas où tout la lumière s'éteindrait sans prévenir.

Heureusement, cette pénible relecture de son histoire du rock réserve ses petites surprises. Des disques méconnus ou oubliés reviennent en pleine lumière grâce aux séries de concerts mises sur pied par le festival All Tomorrow's Parties. Des albums oubliés, rares ou devenus introuvables gagnent une nouvelle jeunesse grâce à d'intelligentes rééditions, jusqu'à trouver leur place comme chaînon manquant dans la grande histoire du rock.

Plus jolies surprises du lot, la réécriture de cette histoire dévoile chaque année maintenant ses trésors. A la manière dont Nick Drake profita des années 90 pour s'offrir enfin le succès qu'il aurait mérité de son vivant, des artistes passés inaperçus en leur temps obtiennent la reconnaissance. Adoubées par leurs pairs (Dylan racontant Karen Dalton dans ses Chroniques), citées par leurs descendants (Devendra Banhart ou Animal Collective invitant Vashti Bunyan), ces musiciens passent de la marge à la lumière, jusqu'à s'offrir un nouveau départ (si le temps n'en a pas décidé autrement).

Comme disait Jean-Luc Godard: "La marge, c'est ce qui fait tenir la page." Normal alors qu'elle soit enfin considérée dans l'almanach musical, dévoilant une passion jamais éteinte chez nombre de mélomanes, compulsifs comme du dimanche.

Lire l'article publié dans L'Hebdo (pdf)


Et pour poursuivre le dépoussiérage de ses petits trésors, deux vidéos d'époque de Karen Dalton et Vashti Bunyan.



19/09/2007

Quelques transformations...

D'ici la fin du mois, ce blog accueillera son 100 000ème visiteur. Pas de quoi fanfaronner, mais l'occasion de faire quelques petits aménagements par ici. On commence tranquillement, avec l'abandon du rouge "hebdo" sur les côtés, pour un noir plus "rock" (hu hu hu). Ajoutons-y une police grossie puisqu'on a tous vieilli depuis l'ouverture de ce blog.

Surtout, vous pouvez retrouver un petit sommaire des meilleurs interviews disponibles sur ce blog. Celui-ci sera complété à mesure. Pour l'instant, vous pouvez (re)découvrir une dizaine d'entre elles. C'était un des objectifs de ce site à son ouverture: offrir une banque de données gratuite d'entretiens rares ou défricheurs. Des artistes de légende (Nick Cave, Sonic Youth) y côtoient des créateurs hors-pair (Animal Collective, Herbert).

D'autres modifications suivront peut-être dans les prochaines semaines, selon le temps et les idées. Si vous avez des suggestions n'hésitez pas. Histoire que ces 100 000 premiers passages ne restent pas isolés et que ce blog continue à vous séduire.

18/09/2007

Bull In The Heather

Non contents de pondre un des albums pop les plus bricolo-sautillants de la rentrée, les Anglais The Go! Team s'offrent une relecture remarquable du non moins remarquable Bull In The Heather de Sonic Youth. Fidèle tout en se risquant à quelques spécialités maisons (cris, gling-gling et grosse caisse saturée), la reprise à le don de faire danser dans les chaumières et de rappeler la fulgurance de cette chanson issue du mitigé Jet Set Experimental And No Trash.

Et comme chez The Go! Team on n'est pas radins, un petit tour du côté de leur site et Bull In The Heather est dana la poche gratuitement. Une adresse e-mail suffit. Et pour ceux qui n'aiment pas les spams et autres newsletters, une adresse e-mail bidon ouvrira également les portes de ce petit MP3 zippé...

The Go! Team - Bull In The Heather (un zip pour un mail)

Et pour faire jouer la mémoire et bouger les guibolles, la version originale par la jeunesse sonique:

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