Arcade Fire a clôturé son concert avec un Wake Up d'anthologie, renforcé par la section de cuivres de Björk.
Oubliez Björk, tête d'affiche annoncée de la seconde soirée de Paléo. A l'électronique organico-cérébrale de l'Islandaise, beaucoup auront préféré le rock efficace et baroque des Canadiens Arcade Fire.
Débutant son concert en plein jour, le collectif montréalais la joue crescendo. Après une vidéo introductive au débit saccadé, c'est Black Mirror qui naît du marasme sonore, pour une version un poil plus électrique que sur disque. Suit No Cars Go, qui perd en puissance par ce placement en pole position. Qu'importe, le morceau "tubesque" à souhait offre une porte d'entrée immédiate aux curieux pas encore conquis.Après cette entrée en matière efficace, l'intensité retombe un peu, quand Regine Chassagne remplace Win Butler au micro. Si la musicienne aux faux airs de lutin communique une énergie rare en multi-instrumentiste (violon, batterie et autres bignous d'époque), elle est une leader moins magnétique que son compagnon. La ballade Haïti et la reprise un peu sage de Poupée de cire poupée de son dégagent un charme suranné, mais une électricité trop domestiquée.
Heureusement, Win Butler s'empare d'une mandoline métallique et entonne un (Antechrist Television Blues) suffocant, habité derrière son micro tel un Springsteen jeune, entre rock bouseux et americana électrique. Le souffle est cette fois-ci installé, gonflé encore par Neighborhood #2 et un Intervention cathartique, propulsé par un orgue qui renforce l'atmosphère quasi liturgique d'Arcade Fire. Du coté des musiciens, les batteurs se multiplient, frappant le sol et combattant comme des diables sur ressorts sortis de leurs boîtes, pour le plus grand plaisir d'un public de plus en plus nombreux devant la grande scène. Ocean Of Love ralentit ensuite le tempo, tango torturé, mais vibre d'une émotion palpable.
Un répit de courte durée, puisque la suite frôle la perfection rock. Les premiers accords de Neighborhood #1 résonnent, meilleur titre du groupe, pour un crescendo à bout de souffle, au lyrisme vénéneux A peine le temps de reprendre ses esprits qu'explose Neighborhood #4 et sa rythmique survitaminée, télescopant rock et new-wave dans une friction détonnante. Le final est bruitiste, à la limite de la rupture, jusqu'à se muer en matrice pour l'entêtant Rebellion Lies. Enfin, le sautillant Keep The Car Running ramène la lumière dans ce romantisme sombre, pour un au-revoir au rythme communicatif.
En un peu plus d'un heure, Arcade Fire a rempli sa mission, contentant ses fidèles et conquérant les curieux. Comme conscient que certains déploreront un concert trop rond et attendu, le groupe offre un rappel unique. Véritable hymne pour stade, l'obsédant Wake Up devient un machine de guerre invincible l'espace d'un soir, grâce à la section cuivre de Björk qui rejoint Arcade Fire. Massif, électrique, lyrique, tendu, ce final porte en lui toute la puissance du groupe. Et de se dire que l'on a assisté à l'un des meilleurs concerts vus à Paléo ces dernières années...
Christophe Schenk, Paléo Festival, Nyon




























Premier vrai festival à Angoulême le 20 et 21 juillet et la seconde soirée, la tête d'affiche fut Arcade Fire.
D'ailleurs, j'ai vu Clap your hands, puis Animal Collective, Coco Rosie, Arcade Fire et LCD Soundsystem pour cloturer la soirée.
Grand moment du festival avec ces deux derniers groupes. Anecdote sur Haiti, le groupe a été surpris pas le public. Le public chante, fait les choeurs, le groupe finit la chanson mais le public continue de chanter. Le groupe ne sait pas quoi faire sur le moment et est "obligé" de jouer pour accompagner le public pendant une bonne minute. Frissons ^^
Rédigé par : Sylvain | 08/08/2007 à 01:10