J'en avais parlé il y a quelques mois, voici enfin son premier album. Et quel album! Sans hésitation, Elvis Perkins est un songwriter avec un s majuscule. Digne héritier de Bob Dylan, de Leonard Cohen ou du Bob Marley de Redemption Song (sur le superbe Ash Wednesday), il a cette capacité rare à créer des chansons simples en apparences, mais à la puissance incroyable.
Sans doute glosera-t-on autour de la généalogie tragique d'Elvis Perkins. Son père, l'acteur Antony Perkins, est décédé du SIDA dans les années 90. Sa mère, la photographe Berry Berenson, a trouvé la mort dans l'un des avions meurtriers du 11 septembre 2001. De quoi faire un mythe d'un fils musicien, aux chansons emplies de mélancolie.
Mais plus que cette histoire familiale, c'est sa musique qui permettra à Elvis Perkins de se faire un nom. Des chansons dans la plus pure tradition du songwriting guitare-voix, portée par une rythmique acoustique, aux sonorités jazz. Une colonne vertébrale simple et maîtrisée, sur laquelle se greffent parfois quelques artifices à l'économie remarquable: des cuivres tordus (While You Are Sleeping), un accordéon discret (Emile's Vietnam In The Sky) ou encore un violon aux accents klezmer (All The Night Without Love). Et pour parfaire la formule, il y a encore cette voix formidable, toute en subtilité et pourtant si porteuse d'émotion.
Alors oui, pour le titre de révélation de l'année, les jeux sont faits! Et même mieux, on est déjà prêt à signer pour la suite.
Elvis Perkins
Ash Wednesday
XL/Musikvertrieb




























entièrement d'accord, c'est un album magnifique, un de ceux que l'on se surprend à connaître par coeur au bout de quelques semaines.
Il n'y a bien que le "Ma Fleur" du Cinematic Orchestra pour réussir à le virer de la platine de temps en temps...
Rédigé par : Bruno | 04/06/2007 à 16:48
Pauvre lulu... Remplaçant d'Explosions in the Sky à un festival barcelonais, ses instruments sont restés en rade à Paris et palme du plus mauvais son de tout le festival... Y'a des artistes maudits...
Pourtant, à revoir très très vite et cette fois, je pleure de bonheur et non de frustration!
Rédigé par : Murielle | 05/06/2007 à 21:09