Deux ans après l'abrasif et sombre Axes, les quatre furies de Brighton reviennent pour un quatrième album qui joue la carte de la synthèse, dans le même temps qu'il opère un retour vers la pop lumineuse de The Power Out.
Les synthés sont de sorties dès l'ouverture de ce No Shouts, No Calls, colonne vertébrale de l'hypnotique The Greater Times. Moins en retrait qu'à l'habitude, la voix de Verity Susman n'en perd pas pour autant son apathie maîtrisée, ajoutant encore à la lancinance de ces pop-songs aux relents post-punk, voire krautrock.
Entre douceur et électricité, Electrelane abandonne l'urgence d'Axes, lui préférant des constructions moins brutes de décoffrage. Pourtant, cette quiétude poppy peut aussi s'emballer, comme sur l'efficace After The Call, entamant soudain une accélération électrique. Ou surtout sur les écrasants Five et Between The Wolf And The Dog, rappelant par instants certains clichés hard-rock, joyeusement brisés par une fulgurance sonique.
Premier extrait idéal - tant il résonne comme une synthèse de l'album - To The East cultive une structure pavlovienne, où la mélodie sucrée se fracasse progressivement sur un crescendo jusqu'auboutiste.
Electrelane
No Shouts, No Calls
Too Pure/Musikvertrieb
www.electrelane.com
www.myspace.com/electrelane














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