Revenu du départ du bassiste Zak Sally et de la dépression du chanteur Alan Sparhawk, Low offre un successeur pour le moins inattendu à The Great Destroyer. Liturgique et rachitique, Drums And Guns fait la part belle aux boîtes à rythmes et aux synthés monocordes, inventant un blues numérique, un gospel post-moderne.
Dès l'introductif Pretty People, une ambiance marécageuse s'installe, nourrie à mesure par des rythmiques tribales et digitales. Un climat qui résume parfaitement l'intensité larvée de Drums And Guns, dont les structures minimales cachent une puissance latente.
Belarus, Sandinista ou encore Your Poison, le chant d'Alan Sparhawk oscille entre plainte et martellement, contrepoint émotionnel à des habillages instrumentaux dont la froideur électronique rappelle certains titres du diptyque Kid A/Amnesiac de Radiohead ou les déserts cold-wave des dernières plages du Unknown Pleasures de Joy Division. Et lorsque Low abandonne le minimalisme, comme sur le planant Take Your Time, il donne la pleine mesure de cette mue étrange et hypnotique.
Produit par Dave Friedman, Drums And Guns est un album long en bouche et un brin déstabilisant, même pour les fans de Low. Mais derrière ses apparences froides et rachitiques, il révèle à mesure des écoutes un lyrisme étrange, sorte de liturgie numérique.





























Ils sont en concert au romandie le 30 mai prochain! Youhouhouh ! (www.leromandie.ch)
Rédigé par : genial! | 26/03/2007 à 19:07
exactement! dès que la voix commence, on dirait presque Silver Mt Zion!!! ça surprend autant que "the great destroyer"avait surpris à sa sortie. Par contre il risque de décevoir ceux qui ne connaissent Low qu'avec leur dernier disque! Minimal ms puissant... Top10 ???
Rédigé par : sixkiller | 27/03/2007 à 08:28