Première journée du MidemNet (déclinaison centrée sur Internet du Marchè international du disque et de l'édition musicale) consacrée à la difficile question des DRM (comment adapter les droits d'auteur aux technologies numériques) et à la place nouvelle faite au consommateur (pour la faire simple, disons qu'on pourrait le renommer consom'acteur).
Au milieu des débats et des déclarations d'intentions, un représentant d'Universal rappelle le récent accord passé entre la major et le site YouTube. Désormais, les internautes auront accès légalement au catalogue d'Universal et d'en visionner clips et autres vidéos promotionnelles. Un accord sur lequel se greffe encore Sony, autre major du disque. Les nouveaux partenaires renfloueront leurs caisses grâce aux recettes publicitaires engrangées par la plateforme vidéo.
La réaction ne s'est pas faite attendre à l'occasion du Midem, qui réunit les principaux acteurs de l'industrie du disque. Réunis sous l'appellation Merlin; les principaux labels indépendants (PIAS, Beggars, Epitaph ou encore Tommy Boys) ont décidé d'engager des pourparlers avec YouTube, afin que leurs droits d'auteurs soient désormais respectés. "Clips ou autres, les contenus promotionnels sont avant tout du contenu."
La démarche rappelle celle entreprise il y a quelques années contre Mtv, par laquelle les labels indépendants demandaient d'être rétribués sur la même base que les majors. "Nous sommes obligés de nous unir pour avoir un réel poids. Pourtant, les labels indépendants représentent 80% de la production discographique mondiale et 30% du marché."
Surtout, cette réaction découle de l'étrange pas de danse d'Universal et des majors qui, après avoir maintes fois menacé d'assigner YouTube en justice, se sont soudain trouvés des intérêts communs avec la plateforme récemment rachetée par Google.
Les majors amies avec le web gratuit et les indés obligés de faire la police. C'est le monde à l'envers... ou peut-être juste la loi du marché. A méditer.


























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