L'année dernière, le label indépendant Secretly Canadian avait conquis la presse musicale du monde entier avec le second album de l'étrange Antony & the Johnsons. Une sortie de taille, qui voyait le petit label trusté la tête des palmarès de fin de saison. Rebelote une année plus tard... ou presque.
Car le quatrième album des Américains de Early Day Miners est malheureusement passé entre les mailles de la critique, alors qu'il s'impose comme une réussite confondante, au carrefour des genres. Ainsi, si le titre d'ouverture d'Offshore évoque un instant le post-rock évolutif et à guitares de Mogwai, la suite varie rapidement les directions. Un instant, on est tenté de remonter dans l'Angleterre shoegazing, eut égard aux nappes délicates de six-cordes saturées qui nourrissent la musique du groupe. Pourtant, ce serait encore une fois choisir la facilité. Harmonica et voix fémine évitant les effets trop éthérés rendent à nouveau insaisissable la musique d'Early Day Miners.
Album évolutif, dont chaque titre semble porter en sa fin le commencement du suivant, Offshore transforme les mélodies statiques d'Early Day Miners pour les emmener vers des sommets jamais atteints. Le groupe insuffle à sa musique le petit plus qui lui manquait encore et invente une langue musicale polyglote, comme un post-rock plus rugueux, élevé à la campagne plutôt qu'en milieu urbain.
Early Day Miners
Offshore
Secretly Canadian/Irascible
(Chanson écoutée Return of the native)


























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