Comme beaucoup, je commence mon rangement fin novembre. Mais je fais attention. J'essaye de me souvenir des albums sortis en tout début d'année et de garder une place pour ceux qui arriveraient en décembre. Malgré tout, quand un album du printemps passé inaperçu ressurgit à la dernière minute - au profit d'une nouvelle distribution - ça complique un peu les choses...
Comment résister pourtant. Avant même d'avoir le disque dans les mains, alertés par quelques internautes bienveillants, je lance une recherche sur le net et découvre un premier MP3, Postcards from Italy.
Comment résister (bis). D'un coup on a envie de tout chambouler, de dynamiter le top 5 pour faire place nette à ce nouveau venu. Mais on se raisonne. On prend le temps d'un second MP3, Mount wroclai (idle days).
Et on dynamite le top 5, sans vergogne. Un coup de coeur! ça fait toujours du bien en décembre. Un jeune homme de tout juste 20 ans, venu du Nouveau Mexique, mais qui lorgnerait vers les Balkans. Une pop étrange, mélangeant des mélodies et des accents rappelant Andrew Bird, à des marottes orchestrales qui passent d'une valse de Yann Tiersen à une fanfare piquée à Goran Bregovic. Quelque chose de nouveau.
Alors bien sûr, on s'en mordra peut-être les doigts dans trois mois, quand Gulag Orkestar aura bien usé la platine. On s'en voudra de cet excès d'enthousiasme, d'avoir intronisé sur le podium un disque après quelques écoutes... En fait non. Je ne m'en voudrais pas! Parfois il faut laisser parler son coeur dans la logique drastique des rangements de fin d'année. Beirut mérite au moins ça.



























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