Seconde soirée très "découvertes" pour le Kilbi. Pas de réelle tête d'affiche, mais une belle poignée d'artistes à découvrir. Curieux et confiant, le public répond présent, malgré la grêle qui s'abat sur le festival quelques minutes avant l'ouverture des feux.
Peut-être inspirés par l'orage, les Italiens d'Ephel Duath la jouent tonnerre électrique, mais sans bassiste. Ce qui affaiblit le tout très vite. Plus étoffé, les Français L'enfance rouge convainquent dans leurs instrumentations entre post-rock et post-punk - et ce malgré une batterie au son difficilement digeste - mais laissent quelques réserves au niveau du chant. Le rock en français, ça n'est (presque) jamais une bonne idée...
Pendant ce temps, à l'intérieur du Bad Bonn, les expérientations de 16 Bitch Pile Up paraissent mitigées, tandis que le rock ascendance no-wave de Prinzhorn Dance School s'en tire mieux, sans pour autant surprendre. Retour à l'extérieur donc pour découvrir l'Américaine Carla Bozulich. L'ex Geraldine Fibbers a laissé sa country au vestiaire pour lui préférer un songwriting osé, sous-titré Evangelista. Après un premier quart d'heure instrumental et rapidement lassant, le concert décolle, porté par une voix pleine de trippes. Constamment à cheval entre dérives expérimentales et folk à fleur de peau, Carla Bozulich offre un set prenant, dont l'intensité crée une attraction hypnotique du plus bel effet, traversé de sommets escarpés.
Une sensation qui se retrouve dans l'impeccable prestation de Clark. Entre ambient triturée et beats sismiques façon Aphex Twin, l'Anglais rappelle les meilleures années de l'IDM "made in Warp", entremélées à quelques relents old-school, entre sons et boucles revenus des premiers samplers hip-hop. Seul bémol: le Bad Bonn est trop étroit pour contenir le public qui s'est pressé au culte electro. Ou comment clubber sur un mode sardines.
Bien installée sur une rampe de lancement, la soirée se poursuit sous des cieux explosifs avec les Japonais de Melt Banana. Leur hardcore hyper-speedé sonne comme une détonnation dans la nuit fribourgeoise, porté par des riffs acérés, une rythmique urgente et une chanteuse bancalement débridée. Jusqu'à casser la boîte à vitesses sur une collection de "short songs", poussant le moteur vers ses limites les plus extrêmes au compteur kilométrique. Le shot est efficace et laisse juste assez hagard pour se plonger dans le clubbing façon DJ Peaches - champage, beats et cris stridents - ou les léchouilles de Justice Yeldham - dont la langue invente de nouvelles sonorités en bavant sur une plaque de verre. Ici, on danse avec ses pieds, mais aussi avec sa tête.
Découverte: 



16 bitch c'était vraiment du n'importe quoi ! vraiment moche...
sinon clark t'as réussi à rentrer ? chuis arrivé un peu en avance et j'étais pile bien placé.. (sur la première marche..)
sinon Melt Banana ca a bien claqué, dommage que j'ai pas pu voir en entier..
et c'était quel style justice yeldham ?
Posted by: nufonia | June 03, 2008 at 12:18 PM
Impressive blog! -Arron
Posted by: mattress reviews | December 22, 2011 at 05:51 AM