Affiche découverte = public clairsemé? On peut s'interroger sur l'équation à la vue de la petite audience qui avait fait le voyage vers Düdingen. Pas un problème pour les Genevois Darling, qui balancent leurs brûlots le sourire aux lèvres. Puissant, racé même - certains évoqueront Girls Against Boys - leur rock tient la route sans étonner. Efficace, donc, mais un brin lassant, sauf si on se laisse prendre par la transe scénique d'un chanteur aux mimiques élastiques.
Plus étonnants, les six Américains de Apse confirment leur statut de secret le plus excitant de la scène indé actuelle. Voisins à la fois d'Animal Collective (pour les percus), Deerhunter (pour les mélanges) et Liars (pour l'énergie), Apse parvient encore à évoquer un My Bloody Valentine qui aurait pris Thom Yorke en otage. Sauf que la voix de leur chanteur s'amenuise à mesure du concert... ce qui ne l'empêche pas d'ordonner "Three more songs" jusqu'à faire pouffer ses acolytes. Malgré ce handicap, Apse impressionne, variant les ambiances et les rythmes avec une dextérité aiguisée juste ce qu'il faut. Morceaux passés (un EP chez Acuarela), présents (l'album Spirit dont la réédition est annoncée ce printemps chez ATP) et futurs (un album pour l'automne) se succèdent, surpassant largement leurs versions studios grâce à une bonne dose d'inventivité frénétique, achevant de convaincre qu'Apse est un groupe à suivre.
Découverte: 



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